Développement personnel

Stress post-traumatique : causes, diagnostic, traitements

Le stress post-traumatique, vous en avez sûrement déjà entendu parler. Mais savez-vous vraiment de quoi il s’agit ? Quelles sont ses causes ? Comment reconnaitre ses symptômes ? Puis surtout comment s’effectue la prise en charge ? Dans cet article, je fais le point sur ce trouble susceptible d’affecter n’importe qui à n’importe quel moment de sa vie.

Qu’est-ce que le stress post-traumatique ?

Le trouble de stress post-traumatique ou TSPT est un trouble anxieux qui survient après une situation traumatique. En effet, ce phénomène se manifeste chez un témoin ou une victime de catastrophe. Cela le hante et affecte sa personnalité ainsi que sa santé. Les symptômes entraînent alors d’autres maux comme la dépression, la fatigue, la colère, l’anxiété, l’alcoolisme, voire l’addiction aux stupéfiants.

Généralement, les causes d’un TSPT sont limitées aux événements dramatiques et traumatisants tels qu’un accident d’avion, une fusillade ou l’effondrement d’un bâtiment. Ce traumatisme s’observe également chez des personnes qui ont vécu la guerre ou auprès d’individus ayant perdu tragiquement des êtres chers.

Par ailleurs, les abus et violences physiques ou sexuelles peuvent amener les victimes à développer les symptômes d’un état de stress post-traumatique. De même, une enfance mal vécue, la maltraitance ou des conflits de familles peuvent influencer certaines personnes et multiplier les risques d’un tel mal chez elles. En cela, le TSPT demeure un sujet délicat puisque l’enfant est confronté à un trouble de sa personnalité.

Quels sont les symptômes du TSPT ?

Les psychiatres ont identifié 3 groupes de symptômes caractérisant le TSPT : l’intrusion, l’évitement et l’hyperstimulation. En effet, l’intrusion se détermine par le retour incessant des souvenirs traumatisants qui viennent hanter la mémoire du patient. Autrement dit, la victime revit dans son for intérieur l’événement en question avec les mêmes sensations et peurs. Elle n’arrive plus à se contrôler et se livre parfois à des actes déviants à l’instar de la consommation abusive des drogues illicites et l’alcoolisme pour se sentir mieux.

Le symptôme de l’évitement se traduit chez celui qui est atteint par un renfermement sur soi. Le malade s’éloigne alors de la présence de toutes les personnes ou les situations capables de lui rappeler la catastrophe vécue. Dès lors, il s’isole, car il a du mal à se convaincre que la tragédie est déjà passée. Sa vie affective devient fragile avec des sentiments de colère, de tristesse, d’indifférence, d’anxiété et de honte. Il peut même s’en vouloir et se sentir coupable surtout lorsqu’il a été par exemple le seul rescapé d’une tragédie. Dans ce cas, le patient se réprimande d’avoir été impuissant face à la situation. Il reste donc de façon permanente dans un état d’alerte.

Quant à l’hyperstimulation, elle se manifeste comme un trouble nerveux. De manière générale, la personne traumatisée fait face à des crises d’angoisse, à l’insomnie due aux cauchemars ou à des hallucinations sensorielles. Constamment, elle patient peut avoir l’impression que le danger réapparaît. Ici, il faut évoquer d’autres symptômes à l’instar des céphalées de tension ou des douleurs chroniques qui en dehors de l’insomnie peuvent émerger. Dans des cas graves, la dépression s’accentue avec des menaces de suicide et d’alcoolisme ou d’addiction aux drogues.

Syndrome de stress post-traumatique : comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic post-traumatique s’impose déjà par mesure de prudence à l’instant où les symptômes ci-dessus mentionnés deviennent perceptibles et fréquents. Cela s’avère encore plus urgent lorsque vous soumettez la personne à un traitement antistress naturel et que rien ne change. Il faut donc passer au plus vite à l’examen, que vous ayez conscience ou pas de l’événement traumatique.

Durant le diagnostic, l’on doit pouvoir notifier chez le patient les éléments suivants pour parler de TSPT

  • la présence d’un événement traumatisant qu’il a vécu et dont il n’arrive pas à se remettre. Le souvenir doit a priori affecter ses pensées, sa personnalité et engendrer des cauchemars (signes de reviviscence) ;
  • un effort exacerbant pour éviter de penser à tout ce qui se rapporte au traumatisme : les gens, les lieux (signes d’évitement et d’engourdissement émotionnel).

Dès lors, le diagnostic de l’état stress post-traumatique se fait généralement sur les critères du DSM-5 qui définissent quatre types de symptômes fondamentaux : la reviviscence, les altérations négatives persistantes dans les cognitions et l’humeur puis l’hyperactivité.

Ces éléments doivent fragiliser la vie affective du patient ou avoir des répercussions sur son quotidien. Il est important de préciser que ces répercussions ne doivent pas être assimilées à des effets d’une prise de médicaments, de l’alcoolisme ou de la consommation de stupéfiants.

Quels traitements pour surmonter un stress post-traumatique ?

Pour soigner un cas de stress post-traumatique, il existe deux catégories de traitements fondamentaux. Il faut inévitablement recourir à elles lorsque les antistress naturels (le sport physique, la méditation, les infusions…) se révèlent inefficaces. Nous parlons des traitements psychothérapeutiques et des traitements médicamenteux.

Traitements psychothérapiques pour traiter le stress post-traumatique

Les traitements psychothérapeutiques du TSPT se rapportent aux thérapies cognitivo comportementales (TCC), à la désensibilisation par des mouvements oculaires (EMDR) et l’hypnose. Il s’agit là des méthodes les plus reconnues et les plus couramment employées pour le traitement des patients. Le rythme s’impose au patient en fonction du diagnostic. C’est un travail laborieux qui implique véritablement le malade. Comptez 15 à 20 séances à raison de 1 ou 2 rendez-vous par semaine.

En effet, la TCC est un traitement psychologique qui se focalise sur le traumatisme. Cette thérapie exige de procéder à l’examen du mécanisme par lequel le patient revit la situation traumatisante. Pour y parvenir, on effectue un diagnostic du processus de réminiscence des événements et de ses réactions. Cette approche accélère le processus de rétablissement et de l’oubli. Son fonctionnement s’apparie bien à celui d’un antistress naturel. Elle se compose de la désensibilisation, de la technique d’exposition progressive à des éléments reliés au traumatisme.

De son côté, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) demeure une des psychothérapies très efficaces dans le traitement des troubles post-traumatiques. Cette technique permet de désensibiliser et de retraiter les souvenirs et les images en s’appuyant sur des mouvements oculaires. Grâce à cette approche, la détresse due aux mémoires douloureuses régresse.

Quant aux techniques d’hypnose, elles interviennent pour lutter contre les symptômes psychosomatiques comme les douleurs diffuses, les céphalées, les cauchemars. Il faut bien souvent passer par elles pour renforcer le processus de restauration mentale et de l’oubli chez le patient.

Les traitements médicamenteux

Les médicaments les plus recommandés pour soigner le stress post-traumatique sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Il s’agit essentiellement de la paroxétine, la sertraline, la fuoxétine, la fluvoxamine, l’amitriptyline ou l’imipramine. Ce sont des antidépresseurs qui œuvrent contre l’irritabilité, la colère ou la dépression. Cependant, leurs effets sont moins remarquables face aux troubles d’évitement et d’engourdissement.

Attention : Ces prescriptions doivent être uniquement prises après une recommandation médicale. Leurs effets lents et progressifs finissent souvent bien par se révéler efficaces. Il faut bien ajouter que ce traitement médicamenteux est d’autant plus opérant lorsqu’il est combiné à l’accompagnement psychothérapeutique.

En somme, l’état de stress post-traumatique apparaît comme un mal qui influence la personnalité de sa victime. Cependant, ce n’est pas une fatalité que de souffrir d’un tel trouble. Il existe assurément des traitements qui permettent de s’en sortir.

0

À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez comment redonner du SENS à votre vie en téléchargeant gratuitement le Kit des Actionneurs - « Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

Ajouter un commentaire