Développement personnel

Sentiment d’injustice: 4 pistes de réflexion pour le vaincre

L’injustice traduit le caractère de ce qui est injuste. C’est l’ensemble de tout ce qui est contraire à la justice, celui-ci étant un principe moral impliquant le respect de ce qui est droit. Parfois, le sentiment d’injustice naît des événements qui échappent à notre contrôle. Cependant, bon nombre de personnes, jeunes et moins jeunes, sont victimes d’injustice parce que leurs droits et leur dignité sont bafoués. Ils sont généralement visés par des agissements d’une tierce personne. Il peut être question d’agressions physiques, verbales ou psychologiques. C’est donc une blessure d’injustice qui peut se constater à la maison, à l’école, au travail, dans la rue, etc. Je vous invite à continuer la lecture pour mieux comprendre.

Quelles sont les origines du sentiment d’injustice ?

Le sentiment d’injustice n’est pas inné. Il se découvre et peut, dès l’enfance, s’ancrer en nous. À l’âge adulte, divers facteurs sociaux peuvent également favoriser sa manifestation.

Une personne peut trouver que telle situation ne convient pas à ses attentes. Ainsi, pour elle, le monde n’est pas juste. Par exemple, quand on vient de perdre un être cher, on peut ressentir cela. C’est un phénomène qui se remarque surtout chez l’enfant. Pour d’autres, certaines injustices vécues dans l’enfance influencent toutes les autres phases de la vie.  L’injustice peut donc engendrer chez l’homme plusieurs sentiments. Nous citerons la colère, la rancœur, la vengeance, la tristesse, le découragement, la confusion, le doute, le rejet et la compassion.

Les origines propres à l’enfance

Pour l’enfant, ce sentiment peut prendre place relativement tôt, entre 4 et 8 ans. Pour quelles raisons ? C’est à cette période de sa vie qu’il devient conscient de son individualité et de ses différences. C’est aussi l’étape de sa vie où il commence à prendre conscience de ses rapports avec le monde extérieur et qu’il aime être le centre d’intérêt de tous.

Les attentes de l’enfant se révèlent dès ce moment. D’ailleurs, les véritables sentiments qui serviront à définir sa personnalité se mettent progressivement en place. C’est donc une phase cruciale pour lui où il est important de le préserver de certains ressentiments. En réalité, toute graine d’injustice semée à son encontre durant cette période risquerait bien de faire germer et d’enfoncer les racines du sentiment d’injustice en lui.

Très souvent et pour la plupart, un tel sentiment au sein de notre société puise sa source dans des blessures émotionnelles subies depuis leur enfance ou l’adolescence. Les phénomènes comme la froideur parentale vis-à-vis de l’enfant, l’héritage du mauvais modèle parental, la pression des tuteurs pour forcer l’excellence chez un enfant, la sévérité des adultes n’arrangent en rien l’état émotionnel des enfants. Et ce n’est qu’à la suite d’un processus de guérison de l’enfant intérieur que la personne peut réussir à surmonter cela.

Sentiment d’injustice : les origines propres à l’âge adulte

Particulièrement, à l’âge adulte, les inégalités sociales constituent la source la plus connue pour susciter ce sentiment aussi bien de manière individuelle que collective. C’est bien souvent chez les adultes que l’on entend dire que la vie est injuste. Il s’agit là d’une conclusion dure, mais généralement hâtive pour la plupart.

Quand nous évoquons ces inégalités, comprenez que nous touchons à tout ce qu’un individu peut mentionner comme l’empêchant de jouir de ses droits ou d’obtenir ce qu’il mérite de bien par rapport aux autres. En cela, un salaire qui ne semble pas réellement compenser les efforts d’un employé peut laisser ce dernier avec un profond ressentiment d’injustice. Cette impression se fera bien plus forte et oppressante surtout lorsqu’il se compare aux collaborateurs qui pour les mêmes efforts sont mieux récompensés que lui. De même, un individu à l’avenir très prometteur qui se voit refusé à certaines opportunités en raison de son statut social (pauvreté, handicap…) affirmera que la vie est injuste. Il se considère en effet victime de cette injustice.

De la sorte, des situations telles la corruption, le manque de reconnaissance, les abus, les trahisons, l’échec et autres sont à la base du sentiment d’injustice dans les cœurs. Elles touchent à tous les aspects de la vie, que ce soit professionnel, familial, social, voire affectif.

 4 pistes pour vaincre le sentiment d’injustice

Même en étant réel, le sentiment d’injustice n’est pas une fatalité. Il ne constitue pas un terroir dans lequel il faut s’enfermer pour ne plus voir les choses du bon côté. Voici pour vous 4 étapes clés pour vous défaire de ce sentiment.

 1— Comprenez que ce sentiment ne vous aide pas

C’est la première chose à savoir. Il vous faut comprendre et accepter que pour aller de l’avant et ne pas vivre dans la fatalité, certains sentiments ne doivent plus vous poursuivre. Y figure le sentiment d’injustice. Il s’agit d’un sentiment puissant qui a pour conséquence de laisser sa victime dans le découragement, l’abattement et l’incapacité de reprendre les situations en main. Il entraine droit vers la résignation et le pessimisme. Est-ce là ce dont vous avez besoin pour avancer. Je crois bien que non ! Alors il est important que vous appreniez à ne plus être la proie de ce sentiment. Continuez la lecture pour savoir comment faire.

2— Évitez de vous comparer aux autres

Pourquoi j’estime que je mérite cette promotion mieux que mon collègue de travail ? Parce qu’en me comparant à lui, je vois que je me suis mieux battu pour l’avoir. Alors je me sens victime d’une injustice. Et si j’avais tort. Ai-je vraiment mesuré l’ampleur des efforts qu’il a également fournis pour en arriver là où je ne vois que sa réussite que j’estime imméritée ? Mais aussi dans la mesure où j’ai raison, en quoi ce sentiment m’aidera-t-il à me reprendre en main pour ne pas être abattu ? Interrogez-vous.

En réalité, il faut reconnaitre que la notion d’injustice est elle-même complexe et l’on ne saurait toujours attester qu’il y a injustice. Elle n’est jamais une vérité absolue, mais repose généralement sur une intention sauf lorsqu’il y a des preuves tangibles. Ceci n’est pas pour affirmer que l’injustice n’existe pas ou que vous ayez tort de vous en plaindre.

Néanmoins, lorsque tout s’appuie sur des comparaisons, nous risquons de nous faire du mal pour rien. Mieux vaut garder à l’esprit que notre plus grand concurrent c’est nous-mêmes. Ainsi, nous évitons le plus longtemps possible d’être blessés ou de nous sentir lésés par ce qui arrive aux autres. Entre les comparaisons et le sentiment d’injustice, sachez qu’il n’y a qu’un mince fil d’Ariane.

3— Ne vous plaignez plus, mais levez-vous et agissez

Lorsque vous êtes victime d’une injustice, le premier réflexe est de se plaindre et d’espérer être sauvé, car, l’on se voit dans la posture de celui qui subit. Seulement, quand vous persistez à vous lamenter et à attendre que quelqu’un vienne changer les choses vous tombez dans un piège. D’abord, les injustices risquent de se multiplier. Ensuite, vous vous plairez dans les complaintes qui n’aboutissent à rien. Enfin, vous deviendrez esclave du cercle vicieux des pensées négatives qui émane de cet état sans qu’aucun changement positif ne soit possible.

Dans un tel contexte, il importe que vous appreniez à reprendre le contrôle et à ne pas tergiverser dans l’état de défaillance où vous plonge le sentiment d’injustice. Cela demande de se lever pour quitter la zone de confort afin d’accéder à celle de l’impact, de l’action.

4— Consolez-vous en parlant de manière objective

Les blessures d’injustice sont réelles et souvent difficiles à gérer seules. Vous pouvez alors en parler avec d’autres pour vous sentir mieux. Parler de ses peines avec autrui aide toujours à mieux se sentir. Cependant, il importe de parler de votre sentiment d’injustice de manière objective et avec une personne mature pour vous orienter convenablement. Cela veut dire que vous devez en discuter, uniquement afin de vous en défaire et trouver le moyen de vous reprendre en main.

À vous de jouer

En définitive, nous comprenons davantage la notion de sentiment d’injustice. Avez-vous d’autres astuces pour le gérer au quotidien ? Vos apports vont sûrement enrichir les uns et les autres. N’hésitez donc pas à les partager. Si l’article vous a plu, merci de le relayer sur les réseaux sociaux.

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À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez comment redonner du SENS à votre vie en téléchargeant gratuitement le Kit des Actionneurs - « Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

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