Développement personnel

Plus envie de parler : pourquoi et comment y remédier ?

Vous est-il déjà arrivé d’avoir ce sentiment de ne vouloir parler à personne ? De sentir que vos sourires sont plus forcés que venus du cœur ? Ou de réaliser que vous commencez vraiment à avoir du mal à interagir avec votre entourage ? Eh bien, vous n’êtes certainement pas seul dans ce cas. Cela peut même arriver à tout le monde, quel que soit votre âge ou votre personnalité. Cependant, lorsque vous n’avez plus envie de parler à personne et que la situation ne semble pas s’améliorer d’elle-même, il vaudrait sûrement mieux vous préoccuper de son origine.

S’agit-il d’une baisse de moral passagère ou du symptôme d’un problème plus sérieux ? Vous poser cette question est juste indispensable, car entretenir le dialogue (au moins avec vos proches) est essentiel. Bien que la conversation puisse sembler insignifiante à certains moments, c’est tout simplement un besoin vital. Qu’il s’agisse de partager quelque chose qui vous trouble ou simplement de discuter de choses et d’autres, la communication est impérative pour atteindre une meilleure santé psychologique.

Plus envie de parler : est-ce normal ou ai-je un problème ?

Le moins qu’on puisse dire est que l’Homme est un être social. Nos schémas cognitifs et comportementaux eux-mêmes sont en étroite relation avec nos interactions. Nous avons besoin de cette connexion avec les autres pour nous sentir en sécurité et épanouis. Le besoin d’appartenance figure d’ailleurs à la troisième place dans la pyramide des besoins de Maslow. Cela pour dire que les liens sociaux occupent une grande partie dans notre vie et notre bien-être. C’est aussi pour cette raison que l’on s’inquiète facilement lorsque nous n’avons plus envie de parler à personne.

Cependant, ce manque d’enthousiasme à l’égard du dialogue est loin d’être un problème grave qu’il faut toujours combattre. En réalité, il existe plusieurs facteurs qui peuvent nous enlever le désir de partager nos pensées et nos ressentis avec les autres. Parmi ces raisons, on peut citer les trois causes suivantes.

petite mauvaise humeur

1. La petite mauvaise humeur

Qui ne s’est jamais mis en colère de toute sa vie ? Qui n’a jamais connu un coup de blues ? Ou, qui n’a jamais eu un petit moment de tristesse ? Personne, n’est-ce pas ? Même les plus résistants d’entre nous n’ont plus envie de parler de temps à autre. Et vous savez quoi ? C’est tout à fait normal. Vous ne devez pas vous inquiéter pour ça. Rien ne cloche chez vous. Vous êtes tout simplement humain.

Cependant, le silence est quelque chose qui dérange, surtout dans notre société actuelle où tout le monde aime partager son avis sur tout et où la liberté d’expression devient plus précieuse que jamais. On redoute alors les blancs dans les conversations. On a peur de ne pas être compris lorsque nous n’arrivons pas à expliquer notre point de vue. Alors, imaginez lorsqu’on n’a plus envie de parler ! Cela provoque une sorte de frustration. Vous serez donc peut-être surpris d’apprendre qu’il n’y a rien de mal à apprendre à se taire dans certaines situations.

D’autres jours, vous vous laissez même submergé par la quantité de travail qui vous attend. Vous avez tellement de choses à faire que vous ne savez plus où donner de la tête. Et pour éviter le burn-out, vous décidez inconsciemment de vous déconnecter de tout le temps d’un instant. Cette petite pause durera jusqu’à ce que vous vous sentirez mieux. Dans ce cas, ne vous inquiétez pas, même si vous n’avez plus envie de parler.

2. L’épuisement psychologique

L’épuisement psychologique est un phénomène encore peu connu. Et c’est peut-être ce qui le rend particulièrement dangereux. En règle générale, il survient lorsque vous avez fourni trop d’efforts soutenus pendant une longue période. Dans ces conditions, il est normal de finir par craquer. Après tout, vous sollicitez trop de votre mental et de votre corps, plus qu’ils ne peuvent normalement donner. Ce « trop » provoque ensuite de la fatigue émotionnelle, mais aussi physique. Et c’est tout à fait compréhensible puisque vous avez épuisé votre stock d’énergie. Résultat : vous n’avez plus envie de travailler, plus envie de parler, plus envie de rien faire.

En effet, l’épuisement conduit à l’incapacité de continuer à fonctionner de manière optimale. Et cela se ressent sur tous les aspects de la vie quotidienne, des plus anodines aux plus importantes. Ce mal-être se manifeste le plus souvent sous forme de somnolence. Vous ressentez le besoin de dormir tout le temps et de ne rien faire d’autre. C’est justement pour cette raison qu’il est crucial de prendre le temps de souffler et d’avoir du temps pour se consacrer à notre bien-être. Dans ces moments, il est normal que vous n’ayez plus envie de parler.

Quoi qu’il en soit, prendre une pause est indispensable, même pour les personnes qui sont normalement très actives.

3. L’introversion

Outre la baisse temporaire de votre moral et de votre démotivation, l’introversion peut aussi être une cause de la perte d’envie de socialiser. Une personne introvertie préfère généralement dépenser leur énergie dans d’autres activités. En réalité, parler demande plus d’énergie que vous ne le pensez. C’est pourquoi vous privilégiez la lecture plutôt que les fêtes, une soirée détente à la maison plutôt que les rendez-vous à minuit. Et quand les circonstances vous demandent trop d’effort, vous n’avez tout simplement plus envie de parler. C’est votre personnalité qui fait ça.

Par ailleurs, la nature peu volubile des personnes introverties fait que vous ne trouvez pas toujours des sujets de conversation. La plupart du temps, vous avez l’esprit vide lorsqu’il s’agit de discuter avec quelqu’un, sauf si vous vous sentez vraiment à l’aise avec votre interlocuteur. Cependant, la difficulté se corse encore plus quand vous ne vous sentez pas en sécurité. En effet, ce n’est pas simple de trouver quelqu’un à qui on peut se confier sans craindre les jugements. Tout cela joue énormément sur votre capacité à engager et à entretenir le dialogue.

Plus envie de parler : un symptôme de la dépression ?

Il est normal d’avoir le moral en berne après un évènement triste et décourageant. En effet, les épreuves de la vie sont parfois difficiles à surmonter. Heureusement, la plupart d’entre nous arrivent très bien à les surpasser, sans de graves dégâts. Pour certaines personnes, ces moments qui devaient être passagers finissent néanmoins par perdurer. Parfois, les sujets ne se rendent même pas compte de leur état jusqu’à ce qu’ils atteignent réellement le fond. De plus, les symptômes ne sont pas toujours évidents.

Mais savez-vous que si vous n’avez plus envie de parler, cela peut indiquer que vous souffrez peut-être de dépression ? En fait, elle se caractérise le plus souvent par une baisse d’énergie généralisée. Plus qu’une simple tristesse en réaction à l’adversité et aux différents problèmes, la dépression modifie votre façon de penser, de vous sentir, de vous percevoir et de fonctionner tout au long de la journée. Elle peut aussi nuire à votre capacité à vous concentrer dans votre travail, dans vos études, dans votre cycle de sommeil. Bref, elle bouleverse toute votre vie.

Dans la plupart des cas, vous n’avez même plus envie de manger et plus envie de parler. À son paroxysme, ce mal-être finit par provoquer de la catatonie. Cette condition se caractérise par une inertie psychomotrice.

Les symptômes incluent les suivants.

    • La stupeur. Elle provoque une insensibilité profonde, mais aussi un manque de mobilité et de parole.
    • La catalepsie. Les personnes souffrant du syndrome catatonique sont capables de rester dans la même posture pendant des périodes assez longues sans jamais bouger. Même lorsqu’on les place dans des positions très inconfortables, elles continueront à les maintenir.
    • Les anomalies de la parole. Celles-ci incluent la répétition de ce que d’autres personnes disent et le mutisme. Le patient n’a plus envie de parler.
    • Le négativisme. Le malade applique une résistance à toute sollicitation interne ou externe. Il fera le contraire de ce qu’on lui demandera.
    • L’échopraxie. Il imitera de manière automatique et involontaire le comportement de son interlocuteur.
    • L’aversion. Une personne catatonique se détourne lorsqu’on lui parle.
    • La persévérance motrice. Les personnes atteintes de catatonie peuvent également continuer à faire un mouvement particulier répétitif même après qu’il ait perdu sa pertinence initiale.
    • L’excitation. La passivité s’estompe parfois et fait place à des phases d’agitation accompagnées de violence et d’agressivité.

mutisme sélectif

Qu’en est-il du mutisme sélectif ?

Dans certains cas, vous n’avez plus envie de parler à des moments particuliers. Et c’est ça le mutisme sélectif. Il s’agit d’un trouble anxieux qui touche généralement les enfants. Mais il peut aussi continuer jusqu’à l’âge adulte. Dans ce dernier cas, la réaction suit un évènement traumatisant tel que le viol, l’agression, le divorce, le décès d’un proche ou le stress post-traumatique. Quoi qu’il en soit, le mutisme sélectif se caractérise par l’incapacité à communiquer, et ce, malgré le fait que le patient est capable de s’exprimer correctement.

Il décide ainsi de ne parler qu’avec son entourage immédiat (famille et amis). Lorsqu’il est en présence d’autres personnes, il n’a plus envie de parler. Il faut qu’il soit dans un environnement détendu et dans lequel il soit à l’aise pour s’exprimer normalement. C’est pour cette raison qu’on dit souvent que le mutisme sélectif s’accompagne de l’anxiété sociale. Pour cause, vous éprouverez de grandes difficultés à répondre ou à initier une conversation, même de manière non verbale. Ce qui fait que l’engagement social est compromis dès que vous sortez de votre zone de confort. Comme il s’agit d’un problème très sérieux, l’intervention d’un psychothérapeute s’impose. Dans les cas les plus extrêmes, une prise en charge en pédopsychiatrie peut aussi être recommandée.

Plus envie de parler : que faire pour recommencer à « socialiser » ?

Avant de terminer avec cette dernière partie, rappelons qu’il n’y a absolument rien de mal à vouloir vous éloigner de tout pendant un certain moment. Vous pourriez ainsi prendre du temps pour vous ressourcer et peut-être pour faire un petit travail d’introspection. De même, si vous êtes à l’aise dans votre peau et que rien ne vous dérange dans votre vie actuelle, peut-être que le mieux est de simplement accepter que vous n’avez besoin de rien changer.

Cependant, tout dans la vie a le potentiel d’être appris. Et si vous n’avez plus envie de parler à personne, mais que cela commence à vous peser, vous pouvez très bien surmonter cette situation. Si vous êtes introverti par exemple, alors vous savez que votre instinct naturel ne vous pousse pas à aller à la rencontre de nouvelles personnes. Néanmoins, passer du temps avec les autres lorsque cela est approprié est une bonne chose… Une excellente même ! En réalité, nous avons tous besoin d’amis pour partager nos problèmes. « Rien n’adoucit les douleurs comme d’en faire part à quelqu’un qui les doit partager » (Pedro Calderón de la Barca).

Alors, voici quelques astuces pour quand vous n’avez plus envie de parler à personne

    • N’ayez pas peur du silence. Vous devez comprendre qu’il n’y a rien de mal à cela. Une fois que vous l’aurez réalisé, vous ne le redouterez plus. Vous cesserez de vous torturer tout seul jusqu’à ce que vous perdiez toute envie de communiquer avec les autres.
    • Mettez-vous au théâtre. Cette expérience ne peut que vous être bénéfique. En effet, il n’y a rien de mieux que de faire semblant pour vous persuader que vous pouvez réellement interagir avec votre entourage. De plus, c’est un excellent moyen de vous débarrasser de toutes charges émotionnelles qui font que vous n’ayez plus envie de parler. Vous aurez l’opportunité d’exprimer vos sentiments et vos ressentis.
    • Ne soyez pas tout le temps dans le contrôle. C’est très épuisant et énergivore. Arrêtez cette autocensure parce qu’elle est inutile. Vos proches sont généralement moins critiques que vous ne le pensez. Ils pourraient vraiment s’en moquer parce qu’ils ont leurs propres problèmes. Alors, profitez tout simplement.
    • Essayez la méditation. Cela peut être contradictoire parce que cette activité implique d’être avec soi-même. Mais, lorsque vous prenez le temps de purifier vos pensées pendant une quinzaine de minutes (seulement), vous pourriez vous débarrasser de toute négativité qui pourrait faire que vous n’ayez plus envie de parler.

Place à l’action maintenant !

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À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez comment redonner du SENS à votre vie en téléchargeant gratuitement le Kit des Actionneurs - « Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

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