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Dormir tout le temps : quand le sommeil échappe à notre contrôle

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D’après les confirmations des Centres de sommeil, l’insomnie est le trouble du sommeil le plus récurrent. Rappelons que l’insomnie est le fait de manquer de sommeil suite à des difficultés d’endormissement ou de complètes nuits blanches. Face à cette situation, lorsqu’une personne éprouve le besoin de dormir tout le temps, cela peut sembler normal. On pense que c’est le simple résultat de ne pas profiter d’un temps de repos optimal pendant la nuit. Pourtant, sachez que ressentir un besoin de dormir en permanence constitue carrément un trouble du sommeil à part entière que l’on appelle hypersomnie. Contrairement aux insomniaques, les personnes qui ont ce trouble présentent un excès de sommeil. Les hypersomniaques se retrouvent ainsi dans état somnolent en pleine journée, ont la sensation d’être tout le temps fatigué et peuvent même tomber de manière inconsciente dans les bras de Morphée. Ces phénomènes touchent beaucoup plus de femmes que d’hommes.

Dormir tout le temps : un phénomène pathologique si souvent négligé

L’hypersomnie est une maladie neurologique qui se caractérise par une envie constante et irrépressible de dormir. Et ce, même pendant la journée et après une longue nuit de sommeil. En effet, le sujet peut toujours avoir les paupières lourdes même lorsqu’il a bénéficié d’un sommeil suffisant. L’hypersomnie se manifeste alors par un sommeil long de mauvaise qualité et non réparateur. En plus de cela, le sujet présente une grande facilité d’endormissement et peut alors s’assoupir n’importe quand, n’importe où.

En somme, l’envie de dormir tout le temps pendant la journée se traduit par les symptômes suivants :

  • des heures de sommeil rallongées pouvant aller jusqu’à plus de 10 heures par nuit ;
  • des difficultés à se réveiller le matin ;
  • une somnolence diurne persistante ;
  • une sensation d’épuisement chronique.

D’autres symptômes peuvent ensuite apparaître :

Il est à savoir qu’il existe deux formes d’hypersomnie que nous verrons plus bas : l’hypersomnie primaire et l’hypersomnie secondaire.

L’hypersomnie primaire

hypersomnie primaire

On parle d’hypersomnie primaire ou centrale lorsque le fait de dormir tout le temps résulte d’un souci au niveau du système nerveux central. En général, trois types de maladies constituent ce type d’hypersomnie.

La narcolepsie, une maladie rare

La narcolepsie est une maladie chronique rare qui concerne les individus entre 10 et 30 ans. D’après l’INSERM, 1 personne sur 3 à 5000 est narcoleptique. Ce trouble se caractérise par un sommeil nocturne de mauvaise qualité accompagné d’une somnolence diurne excessive. Dans 70 % des cas, on associe cette affection à une cataplexie, une perte brutale du tonus musculaire sans perte de conscience à la suite d’une vive émotion positive.

Selon les spécialistes, l’envie de dormir tout le temps aurait pour origine l’insuffisance de la sécrétion de l’hyprocrétine, neurotransmetteur responsable de la transmission de certaines informations indispensables au moment du sommeil.

L’hypersomnie récurrente ou le syndrome de Kleine-Levin (KLS)

Il s’agit également d’une pathologie neurologique rare. D’après Orphanet, le portail des maladies rares, le KLS concernerait 1 cas sur 500 000. Les manifestations apparaissent en moyenne vers l’âge de 15 ans et tendent à guérir lorsque le sujet dépasse la trentaine. Notez que les principales victimes sont les hommes et les adolescents.

L’hypersomnie récurrente se traduit par des épisodes alternants l’état normal de la personne avec une envie de dormir tout le temps. L’épisode d’hypersomnie dure généralement 1 à 2 semaines. Pendant cette période, la victime profite de 15 à 21 heures de sommeil par jour. Dans les cas extrêmes, le sujet peut dormir pendant des semaines ou des mois d’affilée, comme la britannique Louisa Ball ou la colombienne Sharik Tovar.

L’hypersomnie s’accompagne des troubles cognitivo comportementaux suivants :

  • apathie ;
  • confusion ;
  • déréalisation ;
  • amnésie ;
  • ralentissement des réflexes ;
  • troubles de l’humeur.

Parfois, on compte également l’hypersexualité et l’hyperphagie.

Cette période passée, le sujet retrouve sa vie normale. Ensuite, il fait une rechute après environ 3 mois et demi.

Envie de dormir tout le temps pendant la journée : l’hypersomnie idiopathique

Cette pathologie se traduit par une somnolence diurne permanente et handicapante. Elle s’explique par une désorganisation de veille et de sommeil, et reste souvent liée à un sommeil nocturne non reposant.

Généralement, l’hypersomnie idiopathique s’accompagne d’une fatigue constante malgré une durée de sommeil normale, voire supérieure à la normale. Une personne touchée par cette forme d’hypersomnie présente des réveils très difficiles suivis d’une ivresse du sommeil qui peut s’étendre sur plusieurs heures. Au cours de la journée, l’individu fait plusieurs siestes longues, mais non récupératrices.

L’hypersomnie secondaire

hypersomnie secondaire

On parle d’hypersomnie secondaire lorsque l’envie de dormir tout le temps est la résultante d’un phénomène sous-jacent. Ce dernier peut être :

  • une maladie d’origine psychiatrique :
  • un problème neurologique :
    • tumeur,
    • traumatisme crânien,
    • sclérose en plaques,
  • des maladies endocriniennes ou métaboliques :
    • obésité,
    • diabète,
    • insuffisance rénale,
  • des douleurs musculaires ou articulaires :
  • des infections virales.

Voici d’autres figures de cas possibles.

  • L’hypersomnie est un cas fréquent lorsqu’on abuse des substances hypnotiques comme les somnifères ou la drogue.
  • Un arrêt brutal de la consommation d’excitants comme la cigarette, le café, etc. provoque souvent une envie de dormir tout le temps.
  • L’hypersomnie peut compter parmi les effets secondaires d’un traitement médical à base de sédatifs.
  • Certaines femmes éprouvent un fort besoin de dormir beaucoup lorsqu’elles ont leurs règles. C’est notamment le cas de celles qui souffrent de syndromes prémenstruels importants.
  • L’hypersomnie secondaire peut être ponctuelle lorsque vous éprouvez le besoin de plus d’heures de repos afin de rembourser votre dette de sommeil après plusieurs jours d’insomnie — volontaire ou involontaire.
  • La perturbation du rythme circadien due à des décalages horaires fréquents peut provoquer une somnolence diurne.
  • L’exposition à certaines substances comme des solvants toxiques alourdit les paupières, d’où l’envie de dormir tout le temps.
  • Durant les premiers mois de grossesse, la femme enceinte ressent un énorme besoin de dormir récurrent au cours de la journée.

L’hypersomnie secondaire peut également être le symptôme d’un autre trouble du sommeil comme l’apnée du sommeil obstructive.

Excès de sommeil : les conséquences possibles

Pendant le weekend ou lorsqu’on est en vacances, on se laisse souvent tenter par l’occasion de passer davantage de temps au lit. Mais des études révèlent qu’un excès de sommeil présenterait des effets néfastes sur la santé.

Voici les différentes conséquences délétères du fait de dormir tout le temps.

Un risque élevé d’obésité

Cette conséquence est plus ou moins évidente. En effet, lorsqu’on dort à longueur de journée, on manque d’activité physique. Le fait de ne pas bouger fait brûler moins de calories. L’organisme accumule ainsi la graisse et la personne va prendre du poids. Ces affirmations sont appuyées par la revue Sleep Medicine Reviews.

Excès de sommeil, maladies cardiovasculaires et diabète

Des chercheurs de l’Université de Wuhan ont établi un lien entre le trop de sommeil et les risques d’AVC. Selon eux, la sédentarité résultant du fait de dormir tout le temps entraîne l’augmentation du taux de cholestérol et du tour de taille, facteur à l’origine des maladies cardiaques. Une étude menée par l’American College of Cardiology souligne en outre la relation excès de sommeil/AVC. Les données révèlent effectivement que les personnes qui font de longues siestes régulières augmentent de 25 % leur risque de subir un AVC.

Selon la même étude, dormir beaucoup plus qu’à la normale est à l’origine de la hausse du taux de glycémie dans l’organisme. Trop dormir constitue ainsi un facteur principal du diabète de type 2.

Dormir tout le temps constitue un réel handicap dans la vie

À la longue, une somnolence diurne peut altérer la qualité de vie du sujet. En effet, un hypersomniaque peut dormir très facilement n’importe où. Au bureau en plein travail, durant un cours en classe, dans les transports en commun et même au volant. Les causes de telles situations sont souvent inquiétantes, y compris :

  • retards fréquents au bureau à cause du réveil difficile ;
  • avertissements en cours ;
  • insécurité dans les transports en commun ;
  • accidents de la route.

Parfois, le fait de dormir tout le temps peut être à l’origine de l’isolement social, car le sujet peut sacrifier le temps qu’il peut passer avec les autres pour se reposer chez lui.

Sommeil excessif chez les personnes âgées

En général, le nombre d’heures de sommeil diminue avec l’âge. Les séniors dorment alors moins que les plus jeunes. Ainsi, si vers 70 ans, une personne présente une hypersomnie, c’est assez mauvais signe. En effet, des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health affirment que les séniors qui ont le sommeil excessif ont 3 fois plus de risque d’avoir la maladie d’Alzheimer.

Comment ne plus dormir tout le temps ?

Stratégies pour lutter contre une hypersomnie primaire

Dans le cas d’une hypersomnie primaire, le meilleur traitement consiste en un examen étiologique visant à la recherche de la cause jacente et une prise en charge thérapeutique. Cette dernière a pour but de :

  • enrayer les pathologies inhérentes à ce trouble du sommeil ;
  • améliorer significativement la qualité de vie des sujets ;
  • réduire les excès de sommeil des concernés.

En bref, de permettre concrètement aux hypersomniaques de retrouver un sommeil récupérateur.

Par ailleurs, dans la plupart des cas, la pharmacologie s’avère également nécessaire afin de réduire les besoins irrépressibles de dormir tout le temps. Comment ? Tout simplement grâce à une stimulation de la vigilance et une régulation de l’humeur. En pratique, cela s’explique par :

  • la mise en place de mesures hygiénodiététiques pour établir un mode de vie plus sain ;
  • la prescription de psychostimulants pour permettre de rester alerte ;
  • une prescription de thymorégulateurs pour endiguer les troubles de l’humeur.

Pour vérifier l’efficacité des traitements, les spécialistes réalisent en général 2 tests sur le sujet :

  • le test itératif de latence d’endormissement (TILE) ;
  • le test de maintien d’éveil (TME).

Besoin de dormir tout le temps : comment combattre une hypersomnie secondaire ?

Dans le cas d’une hypersomnie secondaire, on recommande particulièrement les thérapies cognitivo comportementales (TCC). C’est un moyen qui permet de réaliser un véritable travail sur les croyances et les attitudes du sujet face à son sommeil et de l’aider à adopter les bons comportements. Il s’agit également d’un soutien psychologique qui peut s’avérer très intéressant pour le patient.

Le traitement commence par l’identification de la cause de la somnolence à travers un diagnostic. Ensuite, le spécialiste en TCC vous indiquera les moyens adaptés pour vous aider à ne plus avoir envie de dormir tout le temps.

Une TCC s’accompagne généralement de mesures hygiénodiététiques. Concrètement, ces dernières consistent donc à adopter de bonnes habitudes alimentaires, à pratiquer une activité physique régulière, mais surtout à instaurer une bonne hygiène de sommeil afin de lutter contre l’hypersomnie.

En pratique, cela implique de :

  • respecter un horaire de sommeil régulier, soit se coucher à la même heure et se réveiller à la même heure ;
  • dormir selon la durée indiquée sur le calendrier du sommeil, soit entre 7 à 8 heures pour un adulte ;
  • aller se coucher le soir lorsque la fatigue se fait ressentir pour éviter de dormir tout le temps le lendemain ;
  • réduire les durées de siestes en journée ;
  • éviter les stimulants (la caféine et la nicotine) ;
  • éviter les repas copieux ;
  • garder l’environnement de sommeil calme et confortable ;
  • privilégier une activité relaxante le soir.

Par ailleurs, il est également recommandé de rester continuellement en action pendant la journée. Et ce, afin de rester éveillé et d’éviter la somnolence.

Alors, présentez-vous un excès de sommeil ? Que faites-vous pour y remédier ? N’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager l’article autour de vous.

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A propos de l’auteur

Après avoir obtenu mon Master en Sciences à l’Université de Nantes en 2009, je travaille pendant 4 ans en tant qu’ingénieur d’études auprès des plus grands noms français de l’aérospatiale, du nucléaire et du militaire. En février 2012, alors que je ne trouve plus aucun sens dans mon métier, je crée Penser et Agir. C’est ainsi que je renoue avec mes passions : la psychologie, le développement personnel et l’entrepreneuriat. J’adapte à la psychologie et au développement personnel la logique et la structure des raisonnements que j’ai acquis en tant qu’ingénieur d’études pour créer ma propre approche : Le développement personnel par l’Action. Aujourd'hui, Penser et Agir, c'est plus de 100 000 visiteurs par mois, plus de 150 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui m'ont déjà fait confiance en suivant mes programmes en ligne. Pour en savoir plus : Qui est Mathieu Vénisse ?

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