Ivresse du sommeil : un vrai trouble de sommeil à ne pas négliger


Qui dit ivresse dit alcool ? Pas si sûr ! Il existe en effet un autre état d’ivresse qui survient sans que vous ayez ingurgité une seule goutte de liqueur. Son nom ? L’ivresse du sommeil que l’on surnomme également l’éveil confusionnel. Oui, il est tout à fait possible d’être ivre de sommeil. D’ailleurs, bien qu’elle soit encore peu connue, ce trouble du sommeil toucherait aujourd’hui plus d’un septième de la population, homme et femme confondue. Mais, qu’est ce que c’est exactement ? Comment ça se présente ? Zoom sur les causes, les symptômes et les traitements possibles de cette affectation !

Ivresse de sommeil plus en détail

Touchant davantage les enfants que les adultes, l’ivresse de sommeil ou l’éveil confusionnel est un trouble de sommeil se caractérisant par une interruption de la veille incomplète dans le sommeil lent profond. Concrètement, le sujet reste endormi sur le plan cortical tandis que la partie motrice et comportementale de la veille est activée. Ce trouble du sommeil.

Les symptômes récurrents d’une ivresse de sommeil

Classée comme une parasomnie, l’ivresse de sommeil se caractérise par un ensemble d’événements comportementaux et psychiques inhabituels pouvant se présenter au sortir du sommeil lent profond. Tout d’abord, l’ivresse de sommeil se traduit par une difficulté majeure à émerger le matin. Et ce, en dépit de la sonnerie stridente du réveil-matin et malgré une méthode rigoureuse et répétée pour le réveiller.

Ensuite, cette affection présente également des flots de symptômes très proches de la gueule de bois. En effet, lors de l’alternance du sommeil au réveil, le sujet se trouve confus, désorienté dans le temps et dans l’espace, lent sur le plan psychomoteur et incapable de réagir naturellement. Il peut même parfois présenter des comportements agressifs et formuler des propos inappropriés, voire incohérents. Cet état de confusion est assez fréquent et peut durer une bonne quinzaine de minutes. Aussi, il peut avoir des mouvements incoordonnés, un peu comme pour une personne en état ébriété.

Enfin, le sujet peut ressentir une fatigue encore plus que lorsqu’il s’est endormi. Cette fatigue s’accompagne généralement d’un léger mal de tête et d’une difficulté coriace à ouvrir les yeux. Dans certains cas, les personnes sujettes à cette forme de parasomnie peut également présenter amnésie complète ou quasi complète de l’épisode. De fait, il n’est peut ne pas du tout être conscient de ses actes à son réveil ou même d’avoir été réveillé.

Causes de l’éveil confusionnel

Le plus souvent, l’ivresse du sommeil est favorisée par des éléments extérieurs qui peuvent perturber l’intensité, la durée ainsi que l’articulation des phases du sommeil. Parmi eux, on peut citer :

  • Le stress et les perturbations psychologiques
  • Le réveil provoqué
  • La privation de sommeil
  • Le manque de sommeil ou à l’inverse l’hypersomnie 
  • Le tabagisme
  • Les décalages horaires
  • Les troubles bipolaires
  • La dépression nerveuse
  • Plus rarement, la prise de certains médicaments psychotropes ou toxiques
  • Apnée du sommeil

Par ailleurs, l’ivresse du sommeil peut également être la résultante d’une pathologie relativement rare dite l’hypersomnie idiopathique. Il s’agit d’une maladie neurologique rare dont les origines reste encore aujourd’hui inconnues et la fréquence encore mal définie. Aussi, l’éveil confusionnel peut également se présenter chez les personnes souffrant de narcolepsie ou chez les personnes souffrant d’une insomnie psychophysiologique liée à une perturbation du rythme circadien. Autrement dit, les désorganisations du rythme veille/sommeil.

Enfin, les personnes dormant moins de 6 heures et celles dormant plus de 9 heures par nuit sont particulièrement prédisposées à l’ivresse du sommeil. De même, pour les personnes souffrant d’apnée du sommeil

Eveil confusionnel : Conséquences

Si l’ivresse du sommeil peut paraître anodine, cette forme de parasomnie peut très vite devenir problématique dès lors qu’elle perdure dans le temps. En effet, à long terme, les conséquences de ce trouble du sommeil peut même s’avérer tout aussi importantes que dans cas somnambulisme. De fait, en ralentissant les fonctionnements du cerveau, même pour un court laps de temps, l’ivresse du sommeil peut s’avérer dangereuse dans la vie quotidienne. Peut-être même tout aussi dangereux que l’état d’ivresse lié à l’alcool. Et pour cause ! Le manque de vigilance, de réflexe et l’altération de la vision liée à cet état peuvent engendrer des accidents graves. En effet, en se réveillant en sursaut, le sujet risque de se blesser, de se cogner si l’environnement n’est pas adapté ou même de faire une chute dans les escaliers. De plus, en se levant

Dans certains cas, l’ivresse de sommeil peut également s’accompagner d’une somnolence pendant la journée. Ce qui peut perturber la vie sociale et professionnelle. De fait, le sujet éprouve souvent le besoin faire de longues siestes.

Les astuces pour lutter contre l’ivresse de sommeil

Dans la majorité des cas, l’ivresse du sommeil ne nécessite pas de traitement, mais plus un changement d’habitude de vie et d’hygiène de sommeil. Telle que se coucher à des heures fixes et s’assurer que ses nuits sont suffisamment optimales pour éviter l’accumulation de fatigue. Ou encore veiller à ce le rythme circadien soit constant.

Néanmoins, lorsque ce trouble entraîne un comportement violent au réveil et qu’il présente un danger pour l’entourage ainsi que pour le sujet lui-même, une prise en charge s’impose. Généralement, il s’agira de la prescription « d’éveillant ». À l’instar du modafinil, amphétamines ou encore benzodiazépines à prendre avant le coucher.

Toutefois, la prise de ce genre de médicament doit se faire expressément sur consultation médicale. De plus, ce type de traitement ne doit pas s’étendre dans le temps. Non seulement pour éviter les risques de dépendance, mais aussi, la résistance. Aussi, il faut savoir qu’un suivi médical régulier est indispensable tout au long du traitement.

Par ailleurs, une séance de thérapie cognitivo comportementale avec un psychothérapeutique peut être également une excellente alternative. Tout d’abord, pour trouver la cause profonde de l’éveil confusionnel. Ensuite, pour corriger les mauvais comportements vis-à-vis du sommeil. Enfin, pour apprendre de nouvelles habitudes et de nouveau mode de pensée.

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Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action".Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne.Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez le livre, les formations vidéo en ligne et les séances audio d'auto-hypnose amplifiée« Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

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