Développement personnel

Pulsion alimentaire : quand manger devient source de réconfort

Les compulsions alimentaires couvrent de nombreux comportements anormaux vis-à-vis de la nourriture. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une pulsion alimentaire se caractérise par une envie irrésistible de « se remplir » même quand on ne ressent pas la faim ou une urgence à manger, un peu comme pour combler un vide. Véritable mal qui ronge de nombreuses personnes, ce trouble alimentaire peut être l’expression d’un mal-être profond. Quelles sont les causes et comment faire pour se contrôler ?

Qu’est-ce qu’une pulsion alimentaire ?

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de manger pour vous réconforter et surmonter un moment de tristesse ? Ou après une période de régime, vous avez été incapable de vous contrôler face à l’envie de manger un aliment dont vous vous êtes privé ?

On parle de pulsions alimentaires pour désigner un ensemble de comportements de perte de contrôle liés à la nourriture comme :

  • Continuer à manger même après satiété ;
  • Une forte envie fréquente de manger certains types d’aliments ;
  • Se lever la nuit pour manger ;
  • Se cacher pour manger de la nourriture ;
  • Ressentir de la culpabilité après avoir consommé certains aliments  mais les manger à nouveau peu de temps après ;
  • Trouver des excuses pour expliquer la raison pour laquelle vous avez cédé à votre envie de manger alors qu’il ne fallait pas ;
  • Se sentir incapable de contrôler la consommation d’aliments malsains en sachant qu’ils causent des dommages physiques ou une prise de poids, etc.

On devient un mangeur compulsif lorsque la solution pour maîtriser ses émotions et son stress devient le reconfort que procure la nourriture et qu’on arrive plus à raisonner face à cela. Les pulsions varient d’une personne à une autre. Pour d’autres il peut s’agir d’aliments salés, sucrés, du gras…

Qu’est-ce qui peut être à l’origine d’une pulsion alimentaire ?

Il existe de nombreuses raisons derrière les comportements de perte de contrôle alimentaire. On distingue par exemple ceux qui mangent tout et n’importe quoi parce qu’ils s’ennuient ou se sentent seuls. Pour de nombreuses autres personnes, la suralimentation compulsive est un mécanisme d’adaptation qui aide à éviter les problèmes émotionnels. Manger les apaise et les aide à ne pas penser aux émotions difficiles qui peuvent découler de la dépression, l’anxiété ou la détresse liée à un traumatisme.

Centaines personnes cèdent à une pulsion alimentaire parce qu’elles veulent coûte que coûte maîtriser leur alimentation. La peur de grossir, les régimes trop restrictifs, les aliments « interdits » sont souvent la cause. Ils essaient de résister, mais finissent par craquer. La perte de contrôle alimentaire satisfait donc à un besoin immédiat, celui de se faire du bien. Toutefois, il va à l’encontre d’un désir qu’on rejette dans le futur, celui d’être mince et de se plaire ; et pourtant, difficile de résister à ces pulsions !

Une alimentation compulsive peut être aussi un symptôme de boulimie nerveuse ou de trouble alimentaire excessif, ou elle peut survenir indépendamment d’un autre diagnostic de trouble de l’alimentation.

Pourquoi manger de façon compulsive est un problème ?

La pulsion alimentaire entraîne généralement une prise de poids qui peut à son tour entraîner l’obésité et d’autres problèmes médicaux liés au poids. Mais pire encore, il peut détruire totalement l’estime de soi c’est-à-dire l’image qu’on a de soi et de son corps.

En effet, s’interdire de manger trop ou de ne plus consommer certains aliments fait que le craquage entraîne automatiquement un sentiment de culpabilité et d’angoisse. Et quand on ressent ces émotions négatives, cela ne fait qu’aggraver le mal-être et par conséquent le craquage… On essaie à nouveau de se réconforter avec la nourriture… suivie de culpabilité. Bref, on s’engouffre dans un cercle vicieux contrôle-craquage-culpabilité-contrôle…

En fin de compte, la pulsion alimentaire a une véritable incidence sur l’estime de soi en plus d’avoir des répercussions importantes sur le poids.

Mais que faire alors pour sortir de ce cercle vicieux ? Il est important de s’interroger sur les causes profondes de ces pulsions.

Est-il possible de contrôler une pulsion alimentaire ?

Si vous avez un problème de perte de contrôle liée à la nourriture, cela ne signifie pas que vous êtes une personne incapable de vous maîtriser. Il n’y a aucune honte à avoir un trouble de l’alimentation et à demander de l’aide à un professionnel. De nombreuses démarches thérapeutiques peuvent vous aider à comprendre pourquoi vous avez ces comportements et comment les changer.

Si la pulsion alimentaire est d’origine psychologique, il suffit de rencontrer un psychologue, un psychiatre ou même un nutritionniste pour obtenir gain de cause. Généralement une thérapie cognitivo comportementale permet à la personne de changer son regard sur la nourriture en travaillant sur les émotions et les croyances ancrées. Parmi les différentes méthodes de régulation émotionnelle utilisées, on a la pleine conscience. Grâce à celle-ci on apprend à accepter et à faire face à ses émotions sans rechercher le soulagement dans son assiette.

Les médecines douces peuvent être d’une grande utilité pour corriger les troubles du comportement alimentaires. L’homéopathie ou la phytothérapie ont fait leurs preuves dans le traitement de ce genre de trouble.

Les thérapies telles que l’hypnose peut également vous aider à gérer les pulsions. Grâce aux techniques de suggestion au subconscient, on va aider la personne à connaitre la source de son problème et le surmonter.

Autres conseils pour gérer sa pulsion alimentaire

Il est aussi conseillé de privilégier un régime alimentaire varié sain et équilibré. Il ne faut plus se fixer des restrictions inutiles, si du chocolat vous plait mangez-en une barre sans culpabiliser. Inutile de s’engager dans des régimes hyper restrictifs qui au contraire ne font qu’augmenter la frustration et le craquage.

D’un autre côté, il faut veiller à dormir suffisamment, car le manque de sommeil peut être à la base de ce trouble alimentaire. En effet, lorsqu’on manque de sommeil, le corps sécrète trop de ghréline, une hormone qui favorise l’appétit. On a donc tendance à manger pour gérer l’insomnie.

Pour mieux contrôler sa pulsion alimentaire, il faut éviter de rester seul. Ne déclinez donc plus les invitations et organisez souvent des soirées entre amis ou en famille. Pour finir, faites des activités qui vont vous occuper l’esprit : le sport, la méditation, le yoga

Avez-vous une pulsion alimentaire ? Comment la gérez-vous ? Votre expérience nous intéresse beaucoup. Et si cet article vous a plu, merci de le partager sur les réseaux sociaux.

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À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez comment redonner du SENS à votre vie en téléchargeant gratuitement le Kit des Actionneurs - « Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

Commentaires

  1. Mélanie  mars 30, 2020

    Bonjour,
    Je suis sujette aux pulsions alimentaires. Pendant environ 10 ans j’ai subi ce problème. Mes pulsions se portaient sur le sucre et surtout le chocolat. J’ai consulté des psy, energeticiens, fait de l’acupuncture. Je me suis également beaucoup documenté avec des auteurs en développement personnel et j’ai moi même fait un travail sur moi. Mon poids allait de 53 kg a 60 kg selon les périodes. En général mes pulsions se manifestaient à l’automne et la balance grimpait très vite à l’extrême. Puis au printemps tout redevenait normal et je reprenais mon poids normal. Ça a duré environ 10 ans ou ma vie et mon état faisait le yoyo. Ça me rendait folle, j’y pensais tout le temps et j’ai cherché toutes les explications possibles.
    J’en suis « sortie » à peu près depuis 2 ans depuis que je vis en couple. Même si parfois il m’arrive d’en avoir encore, c’est plus raisonné qu’avant. J’ai également arrêté le sucre (a part l’alcool) pendant un mois pr un petit souci de santé que j’avais à ce moment là. Si j’ai réussi de le faire c’est que tout est possible. Cette expérience m’a éloigné des aliments sucrés.
    Ce sujet est très peu reconnu car il n’est pas vraiment qualifié réellement. Le plus approchant est la boulimie, je pense. De toute façon, chaque pulsion est différente et chaque personne est différente.
    On peut tout s’en sortir mais je pense qu’il faut retenir une chose et ce pour tout ceux qui sont touchés : c’est qu’il ne faut plus culpabiliser dès lors que l’on mange quelque chose « d’interdit » .
    Pr ma part, j’arrête de m’en vouloir lorsque je mange un trop gros dessert.

    répondre
    • Mathieu  mars 31, 2020

      Bonjour Mélanie,

      Merci pour ton partage d’expérience.

      Mes félicitations ! Ce sont des personnes avec ton courage qui nous aident à accomplir notre mission.

      Je te remercie pour toutes tes pistes et te souhaite bon courage pour la suite.

      Bien à toi,
      Mathieu,

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