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Phobie des lieux fermés ou claustrophobie : comment gérer cette peur ?

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Chacun d’entre nous a sûrement une peur que quelqu’un d’autre pourra qualifier d’irrationnelle. Parfois, il s’agit d’une simple appréhension qu’on arrive très bien à gére. Et dans d’autres cas, cette crainte est si grande qu’elle devient un véritable handicap au quotidien. Et c’est justement le cas de la claustrophobie, une phobie des lieux fermés ou restreints qui représente un vrai défi pour certains individus. Elle fait d’ailleurs partie des phobies les plus fréquentes, tout comme l’arachnophobie, la phobie sociale, l’aviophobie, l’acrophobie ou encore l’hypocondrie. Mais rassurez-vous, il est tout à fait possible de la combattre avec des séances de thérapie cognitive et comportementale, des exercices de relaxation ou encore l’hypnose.

Sans plus attendre, voyons les points essentiels.

Qu’est-ce que la claustrophobie ?

Rassurez-vous d’emblée, les phobies ne sont pas des maladies mentales. Il s’agit plutôt de troubles psychologiques qui causent une peur non raisonnée et continue. La claustrophobie, elle, se caractérise par la phobie des lieux fermés ou confinés. Ce terme vient de Claustrum (claustra au pluriel) qui signifie « clôture » et de Phobos qui veut dire « peur ». Dans les détails, celle-ci représente une variante de l’agoraphobie, une forme complexe qui se manifeste par la peur irrationnelle des grands espaces ou des lieux publics. Certains individus peuvent même être sujets aux deux troubles à la fois.

Pour la claustrophobie, on parle surtout de « phobie simple », comme elle se caractérise par une réaction qui se produit presque instantanément lorsque vous êtes face à une situation phobogène. Au fil du temps, la phobie des lieux fermés devient un réflexe qu’on adopte instinctivement. La plupart du temps, vous développez cette angoisse lorsque vous êtes dans des espaces clos (ascenseur, tunnel, trains et avions, salle bondée ou sans fenêtre, toilettes publiques, voiture, station de lavage et même cabine d’essayage). À un certain degré, vous pourriez même faire un malaise psychique, simplement en portant des vêtements trop serrés ou en utilisant des portes tournantes. Dans tous les cas, la cause reste la même : la crainte de l’enfermement ou de se retrouver coincé. 4 à 5 % de la population mondiale serait d’ailleurs touchée par ce problème.

claustrophobie

Phobie des lieux fermés : comment se manifeste-t-elle ?

On a déjà vu les différents types de phobies sur Penser et Agir dans un précédent article. Dans la généralité des cas, les réactions restent les mêmes. En tout cas, les réponses des victimes de phobies incluent souvent des symptômes physiques similaires comme :

  • Les difficultés de respirations ;
  • L’accélération du rythme cardiaque (palpitations) ;
  • La transpiration abondante ;
  • L’étourdissement, qui peut même mener jusqu’à l’évanouissement.

D’autres symptômes psychologiques peuvent également se présenter, notamment des crises d’angoisse, des attaques de panique et des troubles anxieux excessifs.

Quelles sont les causes de cette phobie des lieux fermés ?

Jusqu’à aujourd’hui, les spécialistes de la santé psychologique et mentale n’ont pas encore su identifier des causes particulières et uniques menant au développement d’une phobie. Dans la plupart des cas cependant, cette crainte se développe progressivement. Dans le cas de la claustrophobie et de l’agoraphobie par exemple, les symptômes commencent à apparaître à partir de 29 ans, mais la source du problème se trouve dans l’enfance de l’individu concerné. Néanmoins, cette peur irrationnelle peut avoir d’autres causes, dont le dysfonctionnement du cerveau émotionnel, les traumatismes ou encore le patrimoine génétique. Ils peuvent tous entraîner cette phobie des lieux fermés.

Le complexe amygdalien

Le cerveau humain est très puissant. C’est le moins qu’on puisse dire. Dans le cas des phobies et des troubles comportementaux, c’est l’amygdale (complexe amygdalien) qui est souvent mise en cause par les scientifiques. En effet, cette partie est responsable des changements physiologiques associés à la réaction combat-fuite face à des stimuli. Elle joue un rôle primordial dans la perception des émotions. C’est en s’y basant que votre corps répond à une menace donnée, qu’elle soit réelle ou imaginaire. Elle peut ainsi vous convaincre que vous êtes dans une situation de danger, ce qui provoque votre phobie des lieux fermés.

On peut également observer un dysfonctionnement au niveau du cerveau émotionnel, causant une angoisse face à l’enfermement. Cette fois-ci, ce sont vos pensées elles-mêmes qui provoquent cet état. Plus concrètement, la plupart d’entre nous ont ce désir de vouloir tout contrôler. Lorsque la situation ne s’y prête pas, comme quand prenez le métro par exemple, vous vous mettez à imaginer des scénarios catastrophes dans votre tête. C’est peut-être une manière à vous de reprendre le pouvoir et de vous rassurer, mais cette habitude entraine votre cerveau à considérer les espaces confinés comme potentiellement dangereux.

La phobie des lieux fermés causée par une expérience traumatisante

Si l’anxiété anticipatoire peut provoquer la claustrophobie, la plupart du temps, c’est une réaction qui s’installe de manière progressive. On parle notamment de « conditionnement classique » qui explique le développement d’un tel comportement comme la conséquence d’un événement traumatisant. La crainte s’installe ainsi de manière progressive. Peut-être qu’un parent vous enfermait tout le temps dans le placard comme punition ou que vous viviez dans un petit appartement avec des personnes violentes. N’oubliez pas que nous développons notre caractère et notre personnalité dès notre plus jeune âge.

Cependant, la phobie des lieux fermés peut aussi survenir de manière subite. Vous n’avez pas forcément eu une enfance difficile, mais vous avez par contre subi une agression qui vous a traumatisé dans un espace confié ou « sans issu » (ascenseur, parking, tunnel, métro…). Dans ce cas, une peur intense survient à chaque fois que vous entrez dans les mêmes pièces.

Une crainte transmise génétiquement

Les adeptes de la psychologie évolutive affirme également que les phobies, en particulier l’agoraphobie et la claustrophobie, peuvent avoir des origines génétiques. Si l’un de vos parents ont ainsi expérimenté ce trouble anxieux auparavant, la phobie des lieux fermés est aussi beaucoup plus susceptible de vous atteindre. Plus que toute autre personne.

La thérapie cognitive

Que faire pour combattre ce « mécanisme » ?

La peur est un comportement commun à tous les êtres humains. Elle va de la simple appréhension à l’anxiété généralisée et finit parfois par le développement d’une phobie. Cette adaptation biologique est celle qui assure entre autres notre survie. Elle peut d’ailleurs s’avérer utile et nécessaire dans certains cas. Cependant, lorsqu’elle devient paralysante et nous empêche de vivre de manière sereine ou d’exécuter des tâches a priori banales, c’est là que nous devons reprendre les dessus.

Pour la phobie des lieux fermés, la première étape pour s’en sortir repose notamment sur l’acceptation de la peur. Cela laisse entendre que vous devez arrêter de lutter contre cette peur intense et de la considérer en étant une partie de vous. Vous ne devez pas nier qu’elle existe, mais vous ne devez pas non plus l’éviter. En effet, lorsqu’on est claustrophobe, on va s’abstenir volontairement de fréquenter des endroits bondés ou des espaces confinés. Cependant, cette attitude donne du pouvoir à votre phobie. Ce sont alors vos sentiments qui vous guident et non l’inverse. Ainsi, apprenez à contrôler vos émotions pour combattre la phobie des lieux fermés.

Certaines techniques comme la thérapie par réalité virtuelle (TRV) ou cyberthérapie peuvent également vous aider dans cette démarche. Celle-ci en particulier se révèle être très efficace contre les troubles anxieux. Les médecins ou psychologues peuvent également prescrire des anxiolytiques ou des antidépresseurs pour certains patients. Il s’agit néanmoins d’une solution à court terme. Pour obtenir des résultats durables, vous pouvez considérer d’autres approches comme la thérapie comportementale, l’hypnose ou encore les exercices de relaxation.

La thérapie cognitive et comportementale

La thérapie cognitive et comportementale est une approche qui permet de traiter différents troubles psychiatriques, mais elle fonctionne également sur la phobie des lieux fermés et la peur en général. Les séances se baseront ainsi sur les comportements qui posent problème afin de les modifier grâce à des techniques comme la pleine conscience ou encore la psychothérapie d’acceptation et d’engagement.

Pour obtenir des résultats plus vite, elle peut d’ailleurs être accompagnée d’une thérapie par exposition. Elle est aussi très efficace pour changer le comportement face au stimulus phobogène. Comme son nom l’indique, cette approche vous expose progressivement aux situations qui créent en vous ce malaise psychique. Et ce, dans le but de vous désensibiliser et de réduire votre anxiété.

L’hypnose pour combattre la phobie des lieux fermés

L’hypnose reste également une excellente alternative pour combattre les différentes phobies. Elle vous permet de vous reconnecter avec votre subconscient afin de déterminer l’origine de votre claustrophobie. Elle vous aidera alors à modifier votre réaction face aux espaces confinés, en vous convainquant qu’ils ne sont pas dangereux.

Pour ce faire, votre hypnothérapeute vous incitera à vous confronter progressivement et doucement à votre phobie… Tout en restant dans un état de calme. Votre imagination sera mise à contribution et ce processus vous aidera à voir votre peur d’un autre angle. Vous faisant ainsi sentir en sécurité et considérer la phobie des lieux fermés comme un sentiment désormais tout à fait contrôlable.

Les exercices de relaxation

Enfin, les exercices de relaxation peuvent aussi être efficaces pour lutter contre les réactions provoquées par la claustrophobie. Il peut tout autant s’agir de respiration relaxante le moment venu ou d’une séance de yoga avant de sortir de la maison. Vous pouvez également instaurer un environnement de vie détendu en vous servant de l’aromathérapie pour gérer le stress. Ou encore des bougies parfumées. Avec ces petits gestes simples, vous seriez beaucoup plus susceptible d’améliorer votre vie et votre quotidien en général.

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A propos de l’auteur

Après avoir obtenu mon Master en Sciences à l’Université de Nantes en 2009, je travaille pendant 4 ans en tant qu’ingénieur d’études auprès des plus grands noms français de l’aérospatiale, du nucléaire et du militaire. En février 2012, alors que je ne trouve plus aucun sens dans mon métier, je crée Penser et Agir. C’est ainsi que je renoue avec mes passions : la psychologie, le développement personnel et l’entrepreneuriat. J’adapte à la psychologie et au développement personnel la logique et la structure des raisonnements que j’ai acquis en tant qu’ingénieur d’études pour créer ma propre approche : Le développement personnel par l’Action. Aujourd'hui, Penser et Agir, c'est plus de 100 000 visiteurs par mois, plus de 150 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui m'ont déjà fait confiance en suivant mes programmes en ligne. Pour en savoir plus : Qui est Mathieu Vénisse ?

Commentaires

2 Commentaires

  1. Delisca

    Waouh Mathieu vous et votre équipe d choc n’en finis pas de m’épater avec vos contenus.
    J’ai une amie qui a été victime de claustrophobie, et elle s’était parce qu’elle avait vus quelques choses d’horrible à l’endroit en question.
    Le plus beau c’est vous donner tous les façons dont elle a eu recours pour pouvoir faire face, à savoir la, méditation, L’hypnose, thérapie par exposition.
    Cet article est une mine d’or donc vous avez gagné mon partage.

    Réponse
    • Mathieu

      Bonjour,

      Merci pour ton commentaire. Savoir que Penser et Agir vous a aidé nous encourage à continuer dans cette voie.

      Bien à toi,
      Mathieu.

      Réponse

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