Développement personnel

Le management délégatif, indispensable pour l’autonomie d’équipe

L’entrepreneuriat est une idée qui séduit de plus en plus de monde ces dernières années. Cependant, assurer la pérennité de votre activité s’avère souvent plus difficile dans la pratique. Si votre société est en pleine croissance par exemple, vos journées sont certainement très remplies. Il est fort probable que vous devez concentrer votre attention sur différents aspects de votre société. Mais voilà, vous ne pouvez pas vous trouver partout en même temps. C’est aussi simple que ça ! Et c’est justement pour cela que vous devez réellement considérer le management délégatif.

Le principe est assez facile. En effet, ce style managérial repose sur le partage des responsabilités. C’est ce qui vous permettra de vous décharger de certaines missions et donc de concentrer votre énergie sur d’autres aspects de la gestion. De plus, c’est une solution bien efficace pour accorder plus de liberté à votre équipe. Tous ses membres seront alors plus susceptibles de faire preuve d’initiative. Et la productivité augmentera naturellement. C’est même considéré par beaucoup comme le meilleur style de management rien que pour cette raison.

Voyons tout cela d’un peu plus près.

Qu’est-ce que le management délégatif pour commencer ?

management consultatif

Il s’agit avant tout d’un style de management qui consiste à transférer le pouvoir décisionnel à un ou plusieurs membres de l’équipe. Généralement, c’est le manager qui assigne ces personnes. Il leur confie alors des tâches spécifiques, comme le suivi des performances ou l’élaboration du planning par exemple. Le manager joue donc ici un rôle relativement passif. Sa principale mission se résume tout simplement à l’identification et à la formulation des objectifs de l’entreprise.

D’ailleurs, c’est probablement pour cette raison qu’on se réfère souvent de l’approche du « laissez-faire » lorsqu’on parle de management délégatif. En effet, le manager laisse un contrôle total aux individus qu’il a choisi pour le représenter. Et ce, que ce soit à l’égard du travail en lui-même ou de la décomposition des objectifs en petite section. Ce partage de responsabilité peut avoir lieu à plusieurs niveaux de l’organisation. Le manager peut par exemple désigner des responsables pour chaque département, et ensuite pour chaque projet et ainsi de suite.

Mais il peut également décider de confier toutes les tâches à l’ensemble de son équipe pour que chacun puisse organiser son travail comme bon lui semble. C’est d’ailleurs le premier atout du management délégatif. C’est aussi sa principale distinction avec le management classique (ou management autoritaire), qui vise plutôt à donner des directives claires.

Quels sont les principes de cette approche délégative ?

Ce mode de gestion se base essentiellement sur la responsabilisation des employés. Le manager leur donne une certaine liberté pour qu’ils puissent mettre à contribution leurs compétences. Cependant, ce style managérial peut aussi prendre la forme d’un management consultatif. C’est-à-dire qu’il peut aussi inclure l’implication de toute l’équipe dans le processus de prise de décision. Ici, le travail d’équipe se retrouve donc à tous les niveaux.

Toutefois, le management délégatif n’est pas tout à fait similaire au management collaboratif ou au management participatif. En effet, le manager tient quand même le pouvoir suprême. C’est lui qui définit les objectifs à atteindre et les résultats à obtenir. C’est seulement la manière d’y arriver que les membres de l’équipe doivent trouver. De ce point de vue, il peut donc se baser sur quelques principes distincts.

    • La collaboration (entre les employés bien sûr, mais aussi entre les salariés et le manager). Ici, la communication ascendante et transversale prime.
    • La discrétion (de la part du manager). Avec le management délégatif, celui-ci doit laisser son équipe travailler sans son étroite surveillance. C’est même l’une des principales clés de ce mode de gestion.
    • Les compétences. C’est sur ce critère que se base l’approche délégative. Elle vise effectivement à départager les tâches et à confier à chacun une mission dont il est sûr de pouvoir exécuter de la meilleure façon.
    • L’initiative. Il s’agit aussi d’un point important qui confère suffisamment de flexibilité aux employés. Le manager les encourage ainsi à redoubler d’efforts dans l’exécution d’une tâche et dans la résolution (ou la prévention des problèmes).

Quand appliquer le management délégatif ?

management classique

Certes, cette approche peut être considérée comme le meilleur style de management. Mais pour en tirer le meilleur profit, il faut aussi savoir quel est le moment idéal pour l’appliquer. Il s’agit tout simplement d’un impératif. En effet, il faut adapter votre leadership en fonction des besoins réels de votre équipe et de votre société. Il peut notamment représenter un excellent choix pour une start-up regroupant de jeunes talents. Une culture d’entreprise dynamique (qu’on retrouve souvent dans ce genre d’institutions) exige souvent plus de liberté et de souplesse.

C’est justement pour cette raison que le management délégatif peut s’avérer très efficace. Le management classique ou directif n’est pas vraiment ce que les employés veulent. Ils recherchent plutôt la reconnaissance au travail, la revalorisation de leurs compétences. Et quoi de mieux que de leur laisser la possibilité de planifier et d’organiser leur travail à leur guise pour ce faire ? Comme ils débordent d’énergie, il leur faut quelque chose pour l’exploiter. Ils apprennent en même temps et ils sont donc plus susceptibles de faire preuve d’initiative. La motivation gagnera toute l’équipe, ce qui, on rappelle, est un facteur essentiel pour assurer le développement d’une entreprise.

En revanche, le management délégatif n’est peut-être pas la meilleure alternative si vous travaillez dans un secteur d’activité très réglementé. Si les décisions doivent être prises très rapidement, il vaut mieux toujours opter pour le management classique. De même, si les employés ne se montrent pas suffisamment enthousiastes à l’idée d’avoir des responsabilités trop lourdes, il vaut mieux aussi éviter. Pour qu’ils aient encore le sentiment d’appartenance dans ce cas, pensez au management consultatif. En d’autres termes, sachez évaluer la situation réelle de votre entreprise avant de décider quel est le meilleur style de management à adopter.

Quels sont les avantages et les limites du management délégatif ?

Comme tout autre mode de gestion, cette approche en particulier comporte à la fois des avantages et des inconvénients. Parmi les points forts, on peut notamment retrouver les quelques exemples suivants.

    • La réduction des risques de surcharge de travail. Vous n’aurez pas besoin de gérer chaque détail. Vous devez tout simplement apprendre à déléguer et à avoir confiance en votre équipe. Et vous vous déchargez de certaines responsabilités en donnant tout simplement une directive claire à quelqu’un d’autre pour qu’il les prenne en charge à votre place.
    • L’enthousiasme collectif. En effet, il n’y a rien de mieux que le management délégatif pour prouver à vos collaborateurs que vous avez conscience de leur valeur. C’est un point crucial pour continuer de nourrir leur motivation. Et c’est aussi ce qui les encouragera à prendre de nouvelles initiatives.
    • La minimisation des situations de conflits. Chaque membre sait ce qu’il doit faire. Il prend aussi conscience de sa valeur et a donc une confiance en soi plus importante. Et lorsque vos salariés sont dotés d’un tel atout, les conflits se font plus rares.
    • L’optimisation du temps de travail. Tout le monde s’occupe de ce qu’il fait de mieux. Avec le management délégatif donc, l’exécution des tâches se fait plus rapidement. Et vous, en tant que manager, peut vous concentrer davantage sur les autres aspects de votre entreprise, plutôt que de passer votre temps à surveiller ce que fait votre équipe.

Et les inconvénients donc ?

Le meilleur atout de cette approche est également sa plus grande faiblesse. Le manager n’impose pas forcément sa présence, même avec le management consultatif. Cela signifie que les employés peuvent parfois négliger l’importance de la hiérarchie. Certains membres plus « affirmatifs » peuvent donc vouloir prendre sa place. Pourtant, ce n’est pas du tout le but du management délégatif.

De même, il est quelquefois difficile de voir les limites pour que ce mode de gestion reste efficace. Lorsque vous donnez des directives claires, mais que vous n’adoptez pas le bon ton pour partager vos messages par exemple, le risque d’être comparé à un manager toxique peut être accru. Tandis que si vous vous « effacez » trop, vous pouvez voir quelques-uns de vos collaborateurs saper votre autorité. Ils peuvent prendre des décisions à votre place, sans vous consulter avant ; se persuadant que c’est dans l’intérêt de l’entreprise.

Par ailleurs, le management délégatif peut également nuire à la communication et au partage d’informations. Comme le manager se contente uniquement de fixer les objectifs de la société et se retire après, les salariés ne seront pas toujours en mesure de poser les questions qu’ils veulent. Cela peut aussi devenir un problème si vous commencez encore votre activité. Dans ce cas, vos collaborateurs ne disposent peut-être pas encore de tout le savoir-faire nécessaire pour mener à bien leur mission. Alors, il serait probablement plus judicieux de les accompagner et de les former d’abord avant de leur confier des responsabilités importantes.

Alors, comment appliquer efficacement le management délégatif ?

Comme tous les différents styles de management que nous avons vus dernièrement, celui que nous abordons aujourd’hui doit être appliqué dans les bonnes conditions. C’est seulement ainsi que vous pourriez obtenir les résultats escomptés. Alors, voici quelques pratiques que vous pouvez mettre en place pour ce faire.

    1. Favorisez la communication. Que ce soit au début d’un projet ou tout au long. Soyez clair depuis le début en ce qui concerne les objectifs de l’entreprise ainsi que vos attentes. Partagez votre vision pour que votre équipe en prenne conscience. Et ce, même si avec le management délégatif, ses membres ont la liberté de choisir la manière qui, selon eux, est la meilleure pour organiser leur travail.
    2.  Soyez tolérant envers les erreurs. C’est simple : les erreurs font partie de la réussite. Alors, ne soyez pas trop strict si vous voyez que vos collaborateurs n’y arrivent pas du premier coup. Au contraire, offrez-leur la possibilité de profiter de toutes les situations pour aiguiser leurs compétences. L’un de vos rôles en tant que manager est effectivement de fournir le soutien dont votre équipe a besoin pour toujours avancer.
    3. Établissez un équilibre entre la non-ingérence et l’intervention. Avec le management délégatif, il est crucial de savoir identifier les moments où vous devez vous retirer complètement et où vous devez entrer en scène. En effet, même si vous déléguez les tâches, il faut aussi intervenir et remettre les choses en ordre parfois. Alors, utilisez vos connaissances, vos expériences et votre savoir-faire lorsque vous sentez que votre équipe en a besoin.
    4. Mettez en place un environnement de travail adéquat. Cela peut concerner les outils de travail fournis, les formations ou même l’encouragement. N’hésitez pas à faire appel à un coach en entreprise avant d’instaurer le management délégatif, si nécessaire.

Que faire pour devenir un excellent manager délégatif ?

Être un bon manager ne s’improvise pas toujours. Il pourrait donc être particulièrement avantageux de suivre une formation « formelle » pour que vous puissiez identifier quel style de management convient le mieux à votre entreprise, mais surtout à votre personnalité. Ceci peut s’avérer indispensable surtout si vous débutez encore dans ce domaine. Un accompagnement professionnel peut vous fournir les outils nécessaires pour pousser votre équipe vers le succès. Et en même temps, vos collaborateurs pourront développer leur plein potentiel.

Quoi qu’il en soit, le management délégatif demande quelques compétences clés pour être pleinement efficace. À savoir :

    • La capacité à fédérer pour que votre équipe se réunisse autour de la même vision et travaille ensemble pour atteindre les objectifs de votre entreprise ;
    • Les compétences relationnelles qui sont indispensables pour que la communication (descendante, ascendante, transversale) se déroule très bien, quelle que soit la situation ;
    • La capacité d’anticipation pour prévoir et prévenir les risques ;
    • La capacité de jugement pour toujours prendre des décisions réfléchies et non biaisées ;
    • Le sens de la préparation et de l’organisation pour que le management délégatif porte réellement ses fruits, mais aussi pour ne jamais être submergé par les responsabilités.

Dans tous les cas, développer son leadership et devenir un manager hors pair ne serait possible que si vous renforcez aussi votre confiance en soi. Alors, prêtez-y constamment une attention particulière.

D’autres conseils à donner aux autres lecteurs ? N’hésitez pas à laisser un commentaire.

0

À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez comment redonner du SENS à votre vie en téléchargeant gratuitement le Kit des Actionneurs - « Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

Ajouter un commentaire