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La peur de l’abandon, quelques explications sur ce mal-être

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Parents débordés, décès d’un proche, rupture amoureuse… l’abandon se présente sous diverses formes. Et, quelles qu’en soient les circonstances, il fait toujours souffrir la personne délaissée. Il est vrai que voir une personne qui compte se détacher de nous fait mal. Il est donc tout à fait normal de craindre un abandon. Néanmoins, la peur de l’abandon est handicapante lorsqu’elle devient une phobie. Angoisse, agressivité, manque de confiance en soi… Cette crainte perpétuelle est une source de mal être et de mal de vivre. En plus de fragiliser à l’extrême ceux qui en souffrent, la phobie d’abandon détruit leur rapport aux autres. La victime de ce syndrome rencontre de la difficulté à établir toute forme de relation, qu’elle soit familiale, amoureuse, amicale ou encore professionnelle.

Alors, comment venir à bout de ce mal qui gangrène notre quotidien ? Que cache-t-elle réellement ? Le point sur le sujet.

La peur de l’abandon : de quoi parle-t-on ?

La névrose abandonnique est une peur irrationnelle qui anticipe une possible séparation avec une personne aimée. Elle est vécue plus ou moins sur un plan imaginaire. Habituellement, le sentiment d’abandon est sans rapport avec une situation réelle, mais est déclenché par une circonstance favorisante. Ce syndrome aboutit à une profonde souffrance psychologique, un mal-être et un sentiment d’insécurité permanent. En effet, il se caractérise par une association d’angoisse, de non-valorisation de soi et d’une exigence affective, parfois agressive.

Quelles sont les causes de la phobie de l’abandon ?

phobie de l’abandon

Le plus souvent, la peur de l’abandon provient d’un traumatisme vécu dans la prime enfance. En effet, c’est bien durant les trois premières années de la vie de l’enfant que ce sentiment germe. Il peut survenir suite à une séparation précoce avec la mère, la naissance sous X, la mise en pension, une expérience douloureuse à la crèche. Cela peut aussi être un divorce des parents, une mère qui reprend tôt le travail, des vacances loin des parents… Ces évènements sont vécus de manière très violente chez l’enfant au point de bouleverser son équilibre affectif et psychologique. Mais la peur de l’abandon peut également être causée par un traumatisme, sans qu’il s’agisse d’un abandon ressenti. Le décès d’une personne proche ou l’arrivée d’un petit frère peut aussi être à l’origine de cette blessure. On parle alors d’abandon effectif.

Évidemment, il faut noter que le sentiment d’abandon ne survient pas toujours suite à une absence physique. Effectivement, il peut aussi naître lorsque l’authenticité émotionnelle cesse d’exister. Par exemple lorsque l’enfant ne se sent pas aimé et qu’il a l’impression de déranger. Parfois, il survient lorsque l’enfant prend conscience que ses parents ne sont pas toujours disponibles pour lui. De même, la peur de l’abandon peut résulter de l’incapacité du parent à remplir ses responsabilités parentales. Plus particulièrement sur le plan affectif.

Passées inaperçues ou minimisées, les blessures d’abandon senties à l’enfance sont gardées à l’intérieur de soi. Bien qu’elles soient refermées pendant des années, elles restent intactes. Inconsciemment, la personne qui en souffre a toujours cette mauvaise image d’elle, celle qu’on abandonnera encore. Une fois adulte, la blessure d’abandon peut s’ouvrir à tout moment. Elle peut se déclencher face aux épreuves de la vie (décès, rupture amoureuse, séparation amicale ou autre).

Comment se manifeste la peur de l’abandon ?

La phobie de l’abandon est courante. C’est un mal qui touche les enfants comme les adultes. Cette peur est vécue par de nombreuses personnes et s’illustre de diverses manières.

Les manifestations du syndrome de l’abandon chez l’enfant

Chaque enfant vit les séparations différemment. Effectivement, la perception de la séparation dépend surtout du caractère de chacun. Par exemple, un enfant en quête d’indépendance trouvera dans une séparation momentanée avec les parents une opportunité de grandir. Tandis qu’un enfant qui a besoin de se sentir en sécurité verra cette même situation comme un véritable abandon. Dans ce cas, la peur de l’abandon se traduit par la crainte d’être délaissé, négligé, voire oublié par les parents.

À ce moment-là, l’enfant ressent un vide affectif qu’il est incapable de rationaliser en raison de son jeune âge. Il l’exprime alors de manières particulières. Par exemple, il pleure lorsque ses parents sortent de sa zone de vision ou tente de les suivre partout. Il peut également avoir de la difficulté à s’endormir et fait constamment des cauchemars. Par ailleurs, l’angoisse de séparation survient à chaque fois que l’enfant quitte son cercle familial.

Les manifestations de la peur de l’abandon chez l’adulte

Une blessure d’enfant non traitée peut s’accentuer à l’âge adulte. Elle est ancrée profondément dans l’inconscient d’une personne et peut générer une blessure narcissique qui affecte les sphères de sa vie. D’ailleurs, Lise Bourbeau en fait mention dans son best-seller « Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même ». D’après ce livre inspiré des travaux de recherche du psychiatre américain John Pierrakos, la blessure de l’abandon est la deuxième blessure de l’âme parmi les cinq qui affecte le bien-être et le bon fonctionnement d’un individu. Elle passe juste après la peur du rejet.

Évidemment, la peur de l’abandon se manifeste à différents degrés chez tout le monde. Tout d’abord, l’adulte souffrant de ce syndrome éprouve des difficultés à se stabiliser sur le plan relationnel. Dans certains cas, une véritable phobie de l’engagement s’ajoute à la phobie de l’abandon. Le sujet est incapable de s’investir dans une histoire d’amour par peur du rejet. Des fois, la relation amoureuse comble le vide affectif. Par peur de perdre l’être aimé, la personne angoissée adopte des comportements excessifs vis-à-vis de son partenaire. Pour ne citer que la jalousie maladive ou encore la dépendance affective.

manque de confiance en soi

Autres symptômes caractéristiques de la peur de l’abandon

On peut également constater chez le sujet un véritable penchant pour le renoncement à soi et le repli sur soi-même. Au quotidien, la crainte de l’abandon le plonge dans une grande anxiété difficile à gérer. Le manque de confiance en soi est si fort que chaque séparation devient angoissante. Parfois, le sentiment d’abandon s’accompagne d’une très grande tristesse et peut même conduire à un état dépressif sévère. S’ajoutent à celui-ci des troubles alimentaires. L’adulte souffrant de manque affectif peut également user du chantage affectif dans le but d’attiser l’attention des autres.

Les impacts de la peur de l’abandon sur les relations

L’anxiété d’abandon complique les relations sociales. D’un côté, le sujet abandonnique a tendance à repousser les gens. Il devient froid, distant, voire manipulateur, pour éviter de s’attacher. Il sabote ses relations avec les autres en pensant les quitter avant qu’ils ne le laissent. L’angoisse d’abandon peut même devenir dangereuse. La personne qui en souffre extériorise son insécurité émotionnelle par le biais d’actes violents ou d’addictions. L’alcool, les drogues, les jeux sont pour lui des moyens pour combler le vide. Ce sont des éléments fiables qui ne l’abandonneront jamais.

D’un autre côté, la personne victime de la peur de l’abandon souffre d’une dépendance affective. Elle se plie en quatre pour se faire aimer. Elle devient alors proie des manipulateurs qui lui font croire à l’amour pour ensuite la maltraiter. La victime, quant à elle, accumule les relations toxiques. Elle est prête à tout accepter pour recevoir des bribes d’affections. L’abandonnique préfère une mauvaise compagnie plutôt que de se retrouver seul. Pourtant, ce semblant d’affection se transforme bien vite en cauchemar. La relation n’étant pas authentique, elle ne fait que rejouer l’abandon.

Dans une telle situation, le manipulateur et le manipulé souffrent du même mal : la peur de l’abandon. Chacun tente à sa manière de faire taire sa souffrance. Pourtant, leurs comportements destructeurs ne font que répondre à leur angoisse d’abandon. Ces schémas se reprennent aussi dans le domaine familial, amical et professionnel.

Comment se défaire de la phobie de l’abandon ?

Anxiété, manque de confiance en soi, peur du rejet… la phobie de l’abandon fragilise sa victime. Compte tenu des dégâts que ce sentiment peut provoquer, il est primordial de le prendre en main. Et le plus tôt sera le mieux.

Ainsi, il est nécessaire d’entamer un travail sur soi afin de déceler l’origine de la peur de l’abandon. La consultation d’un spécialiste se révèle alors nécessaire. En ce sens, une séance d’hypnose contre la peur avec un thérapeute spécialisé peut être une excellente alternative pour trouver l’élément déclencheur du traumatisme. En effet, les causes réelles sont bien souvent enfouies au fin fond de l’inconscient. Seule une thérapie d’hypnose est en mesure de les faire remonter et de rationaliser la situation. Par ailleurs, l’hypnose est également une bonne manière de reprendre confiance en soi et d’apprendre à mieux gérer les émotions.

Avec cette démarche, on prend vite conscience qu’il est possible d’aimer soi-même. En effet, la peur de l’abandon vient du fait qu’on attend beaucoup des autres. Pourtant, l’amour, l’affection, la sécurité que l’on cherche à l’extérieur, il faut d’abord les puiser à l’intérieur de soi.

Enfin, puisque des parents abandonniques ont tendance à faire des enfants abandonniques, il ne faut pas reproduire le même schéma. Pour ce faire, il est important d’apprendre aux tout-petits à se séparer de façon sereine et confiante. Cela en lui expliquant avec des mots simples que la séparation n’est que temporaire et que ce n’est aucunement un abandon.

Et vous, comment faites-vous pour venir à bout de la peur de l’abandon ? Partagez-nous vos astuces en commentaire.

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A propos de l’auteur

Après avoir obtenu mon Master en Sciences à l’Université de Nantes en 2009, je travaille pendant 4 ans en tant qu’ingénieur d’études auprès des plus grands noms français de l’aérospatiale, du nucléaire et du militaire. En février 2012, alors que je ne trouve plus aucun sens dans mon métier, je crée Penser et Agir. C’est ainsi que je renoue avec mes passions : la psychologie, le développement personnel et l’entrepreneuriat. J’adapte à la psychologie et au développement personnel la logique et la structure des raisonnements que j’ai acquis en tant qu’ingénieur d’études pour créer ma propre approche : Le développement personnel par l’Action. Aujourd'hui, Penser et Agir, c'est plus de 100 000 visiteurs par mois, plus de 150 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui m'ont déjà fait confiance en suivant mes programmes en ligne. Pour en savoir plus : Qui est Mathieu Vénisse ?

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