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Syndrome de Peter Pan : quand devenir adulte fait peur

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« Je ne veux pas devenir un homme… jamais […]. Je veux rester pour toujours un petit garçon et m’amuser », dixit Peter Pan… L’éternel petit garçon qui ne voulait jamais devenir adulte. Si vous aussi, vous raisonnez ainsi, c’est que vous souffrez probablement du syndrome de Peter Pan (ou complexe de Peter Pan).

Rester dans l’insouciant monde de l’enfance et passer ses journées à s’amuser. Ce, sans avoir à penser aux factures, aux corvées ménagères et autres problèmes d’adultes. Avouons-le, c’est quand même alléchant. Dans les faits, beaucoup embarqueraient sans hésiter pour se rendre sur la deuxième étoile à droite et tout droit jusqu’au matin, à Neverland. Malheureusement, il faut bien garder les pieds sur Terre : Neverland n’existe pas et tout le monde est voué à grandir ! Pourtant, certains adultes s’entêtent à rester de grands enfants, refusant de manière pathologique d’assumer leurs responsabilités.

Syndrome de Peter Pan : qu’est-ce que c’est ?

Créé par l’auteur écossais James Matthew Barrie et revisité par Walt Disney, le personnage de Peter Pan, le garçon qui voulait rester éternellement enfant et vivre pour toujours dans le Pays imaginaire avec la fée Clochette et les Garçons perdus n’est certainement plus à présenter. Mais, bien au-delà de nous avoir fait rire, pleurer et rêver à travers nos livres d’enfants et devant notre petit écran, cet illustre personnage de récit a également inspiré le psychanalyste américain Dan Kiley. Celui-ci a en effet développé en 1983 un concept qui porte son nom : le syndrome de Peter Pan, aussi appelé le complexe de Peter Pan.

Concrètement, il s’agit d’une pathologie qui se traduit chez l’adulte immature par une angoisse profonde à l’idée de devenir adulte et d’être conforté aux devoirs ainsi qu’aux obligations qui en découlent. Véritable phobique de l’engagement, cette personne développe une réelle aversion pour toutes les situations qui impliquent un acte responsable. Et ce, aussi bien d’ordre professionnel, sentimental que personnel.

complexe de Peter Pan

Refusant de grandir comme le héros de son enfance, le sujet préfère rester dans la phase égocentrique, puérile et narcissique propre aux enfants. Le syndrome de Peter Pan le pousse à couper tout contact avec la réalité et à s’enfermer dans un monde utopique où théoriquement rien ne pourra lui arriver.

En somme, une personne atteinte de cette pathologie est souvent socialement irresponsable, émotionnellement immature et financièrement dépendante.

Les différentes causes plausibles du complexe de Peter Pan ?

Le refus de grandir et la peur de devenir adulte peuvent résulter de différents facteurs. L’on mentionnera certains troubles affectifs et développementaux reliés à l’enfance de l’individu. Il ne s’agit pas toujours ici d’une enfance pénible, car même ceux qui ont vécu une enfance heureuse peuvent plus tard connaître le syndrome de Peter Pan.

Redouter de grandir à cause de la surprotection parentale

Tout parent désire protéger ses enfants. Cependant, il existe bel et bien des limites à respecter. Pour cause, à force de trop couver leur enfant, les parents finissent par couper les ailes de celui-ci.

Autrement dit, la surprotection parentale risque de rendre l’enfant excessivement dépendant de ses parents. L’enfant surprotégé se trouve ainsi dans l’incapacité de développer toutes les compétences de base nécessaires à l’âge adulte. Ce qui le pousse à devenir, sans le vouloir, un Peter Pan.

Refuser de grandir à cause d’une enfance volée

Certains spécialistes affirment que le syndrome de Peter Pan survient lorsqu’on n’a pas vécu son adolescence comme il se doit. Un Peter Pan a, pour ainsi dire, été projeté dans le monde tumultueux des adultes prématurément. C’est concrètement comme si on l’avait privé de son enfance. Voilà d’ailleurs pourquoi ce genre de personne se considère comme un enfant prisonnier dans un corps d’adulte.

La présence d’un père tyrannique ou bien l’absence de figure paternelle expliquent cette situation. Résultat : le fils se retrouve obligé d’assumer de lourdes responsabilités très tôt en endossant le rôle du père de la famille. Le syndrome de Peter Pan se manifeste alors par le sentiment d’être pris au piège entre sa nature d’enfant et ses nouveaux devoirs d’adulte. En ce sens, « l’intellect de l’enfant grandit avec ses nouvelles responsabilités tandis que ses émotions restent bloquées dans l’enfance », selon les dires du psychologue Jean-Yves Flament.

Les symptômes du complexe de Peter Pan

Il faut d’abord savoir que la pathologie en question touche généralement les hommes, et apparaît vers l’âge de 20 ou 25 ans lorsque la personne est confrontée à ses premières responsabilités.

Dans son ouvrage « Le Syndrome de Peter Pan, ces hommes qui ont refusé de grandir » (« The Peter Pan Syndrome : Men Who Have Never Grown Up »), Dan Kiley développe sept principaux symptômes caractérisant les personnes atteintes de ce phénomène.

Le grand enfant préfère fuir les responsabilités

Les personnes qui développent le complexe de Peter Pan ne sont autres que des enfants terrifiés à la simple idée de devenir adulte. En grandissant, ils se transforment alors en des adultes immatures, incapables d’affronter leurs responsabilités. Cela est concrètement dû à la peur de l’engagement.

Pour cause, le syndrome de Peter Pan se manifeste par le besoin permanent de s’éloigner des situations qui nécessitent d’assumer certaines responsabilités. Cela peut concerner une prise de décision importante, une conversation incontournable, la réalisation d’une tâche difficile, etc. Effectivement, dès lors qu’il s’agit d’affronter une situation complexe, le sujet préfère se retirer ou bien procrastiner. Il attendra le moment fatidique où il ne pourra rien faire d’autre qu’affronter le contexte.

De ce fait, il n’est pas rare que la personne organise méticuleusement son quotidien de sorte à ne rencontrer aucune situation qui nécessite de prendre des responsabilités.

Syndrome de Peter Pan : le sujet a du mal à canaliser ses émotions

Le fait d’avoir du mal à maîtriser ses émotions ou bien à les exprimer clairement constitue un caractère propre à un enfant. On retrouve principalement ce genre de comportement chez un Peter Pan. En effet, celui-ci est souvent incapable de communiquer les émotions telles qu’elles sont réellement ressenties.

Chez le petit, cela se manifeste par des pleurs incontrôlés, le tapage du pied ou encore des cris. Cela se présente en revanche chez le grand enfant par une rage soudaine et une crise d’hystérie.

La procrastination : un grand vice du syndrome de Peter Pan

Comme nous l’avons mentionné un peu plus haut, le complexe de Peter Pan empêche le sujet de faire face à ses responsabilités. Si bien que celui-ci préfère se divertir et s’adonner à d’autres activités qui l’intéressent au lieu de se prendre la tête avec ses devoirs d’adulte.

En somme, il mise sur la procrastination en pensant souvent à tort que quelqu’un d’autre viendra assumer ses responsabilités pour lui, ou du moins que celles-ci s’allègent avec le temps.

Un Peter Pan connaît souvent une impuissance sociale

Une personne qui est atteinte du syndrome de Peter Pan a souvent peur d’être seule. Ce comportement est notamment propre aux individus qui ont connu une surprotection parentale. En effet, ces sujets comptaient toujours sur leurs parents pour prendre les choix déterminants ou accomplir des tâches difficiles. De ce fait, lorsqu’ils se retrouvent seuls, ils se sentent démunis et incapables. Si bien qu’ils éprouvent un besoin en permanence de se trouver à proximité d’autres personnes. Le fait d’être entouré les rassure tout simplement.

Ensuite, cela paraît paradoxal, mais malgré le grand besoin de contact avec les autres, le porteur du syndrome de Peter Pan est également souvent victime d’une impuissance sociale. En effet, ce genre d’individu a souvent du mal à s’intégrer dans la société. Plus précisément, à s’entendre avec les personnes de son âge. Cela va de soi, au vu du décalage mental — et parfois physique — entre le sujet et ces derniers.

peur de l’engagement

La situation devient alors une réelle source d’inconfort. En outre, l’individu a souvent conscience de son comportement dépendant et différent, ce qui le pousse souvent à s’isoler pour éviter toute forme de confrontation sociale ou encore les éventuelles critiques à l’égard de son comportement de grand enfant.

Le syndrome de Peter Pan et le sentiment de colère et de culpabilité envers la mère

Malgré son caractère d’enfant, un Peter Pan voudrait bien ne plus avoir à éprouver ce besoin constant d’être materné. Cependant, se couper de l’influence maternelle n’est pas chose aisée. Ainsi, la personne s’en veut à la fois à elle-même, mais également à sa mère.

D’abord à elle-même parce qu’elle n’arrive pas à devenir plus indépendante. Puis, envers la mère parce que le sujet a l’impression qu’elle détient toujours une emprise sur lui (même si ce n’est pas le cas). Ensuite, ce ressentiment explique la culpabilité du porteur du syndrome de Peter Pan envers la figure maternelle.

Un certain désir de se rapprocher du père

Le complexe de Peter Pan donne bien souvent naissance à une forme d’idéalisation de la figure paternelle. En effet, les enfants, notamment les petits garçons, considèrent souvent les papas comme des super héros, comme l’exemple à suivre. Le grand enfant, lui, s’emplit bien d’admiration de la figure paternelle. Cependant, il se rend compte qu’il ne pourra jamais égaler le père. Et ce, malgré les efforts et les différentes responsabilités qu’il a assumées au cours de sa vie.

Le syndrome de Peter Pan entraîne des problèmes au niveau de la sexualité

Pour un Peter Pan, la sexualité reste un domaine presque tabou. D’ailleurs, de nombreux grands enfants sont asexuels. Quant aux autres, ils perdent généralement leur virginité tardivement, car le sexe les intéresse peu. Si le sujet entretient une vie de couple, les relations sexuelles peuvent vite devenir un sujet principal de conflit.

Entre autres, il existe aussi les personnes qui veulent prouver qu’elles sont matures en s’adonnant à l’acte charnel. Ces individus ont malheureusement une définition erronée du sexe et peuvent se montrer purement machistes dans l’unique but de se faire respecter.

Syndrome de Peter Pan : d’autres signes qui doivent alerter

Voici d’autres symptômes du complexe de Peter Pan.

  • Manque de confiance en soi. La dépendance affective et psychique du sujet altère son égo.
  • Déni. Le porteur du syndrome ne peut assumer ses actes et cherche toujours à faire porter le chapeau à autrui.
  • Dépression. À cause du rejet des autres, un grand enfant se sent souvent seul et incompris, ce qui peut entraîner une forme de dépression.
  • Impulsivité et agitation. À force de toujours procrastiner, lorsque le point de non-retour est arrivé, le porteur du syndrome de Peter Pan peut devenir hyperactif pour rattraper le temps perdu.
  • Relations qui ne durent pas. À cause de son impuissance sociale, un Peter Pan ne sait pas comment s’y prendre pour tisser des liens pérennes avec les autres. Les amitiés et les relations amoureuses de ces individus restent ainsi souvent un échec.

Enfin, les sujets atteints du complexe de Peter Pan consacrent souvent beaucoup de temps et d’argent à tout ce qui touche à l’univers des jeux, des jouets et des dessins animés. En bref, tout ce qui s’apparente au monde de l’enfance.

Syndrome de Peter Pan : les traitements possibles

Avant toute chose, il faut noter que le corps médical ne considère pas la pathologie en question comme une maladie mentale. Il s’agirait plutôt d’un mode de fonctionnement lié à l’angoisse de devenir adulte. Celle-ci peut conduire à de sévères problèmes relationnels et interférer sur la vie familiale, sociale ou professionnelle. Parfois, on constate même une forme sévère de dépression nerveuse ainsi que des troubles anxieux graves. Dans ce type de cas, une prise en charge sérieuse s’avère utile et nécessaire.

  • Pour ce faire, le porteur du syndrome de Peter Pan doit tout d’abord, prendre conscience de son état et sortir du déni.
  • Ensuite, une thérapie avec un psychothérapeute spécialisé reste également recommandée. Cela peut aider l’individu à identifier les causes de son comportement. Mais aussi, à faire un travail sur lui. La psychothérapie vise également à responsabiliser graduellement le sujet. Et ainsi, à le réinsérer dans la réalité du monde adulte pour lui permettre de s’adapter à cet univers.
  • Enfin, le soutien des proches reste très important pour l’aider à dépasser ses peurs et ses appréhensions.

Chez d’autres, en revanche, le syndrome de Peter Pan ne semble pas si défavorable que cela. Tout simplement parce que les sujets arrivent à bien s’acclimater à la vie d’adulte. Et ce, même en ayant une famille et des responsabilités professionnelles. Ou encore malgré le sentiment de ne pas être tout à fait à l’aise avec les problèmes d’adultes.

Connaissez-vous un grand enfant dans votre entourage ? Que pensez-vous de cet article ?

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A propos de l’auteur

Après avoir obtenu mon Master en Sciences à l’Université de Nantes en 2009, je travaille pendant 4 ans en tant qu’ingénieur d’études auprès des plus grands noms français de l’aérospatiale, du nucléaire et du militaire. En février 2012, alors que je ne trouve plus aucun sens dans mon métier, je crée Penser et Agir. C’est ainsi que je renoue avec mes passions : la psychologie, le développement personnel et l’entrepreneuriat. J’adapte à la psychologie et au développement personnel la logique et la structure des raisonnements que j’ai acquis en tant qu’ingénieur d’études pour créer ma propre approche : Le développement personnel par l’Action. Aujourd'hui, Penser et Agir, c'est plus de 100 000 visiteurs par mois, plus de 150 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui m'ont déjà fait confiance en suivant mes programmes en ligne. Pour en savoir plus : Qui est Mathieu Vénisse ?

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