Peur de mourir : zoom sur cette forme d’angoisse (parfois) handicapante


La vie et la mort. Quel duo de choc ! Eh oui ! L’une ne va pas sans l’autre et nous le savons. Toute vie doit en effet, tôt ou tard s’achever. Mais, qu’est-ce que la mort ? Pourquoi mourrons-nous ? Qu’est-ce qu’il y a après la mort ? Il faut dire que depuis des temps immémoriaux, la mort fascine et se retrouve au cœur de tous les débats. Et pour cause : nul ne sait réellement ce qu’il se cache derrière ce phénomène tant redouté. Bien entendu, cela n’empêche pas de spéculer sur ce sujet. Ce qui peut créer encore plus de confusion. Résultat : le sentiment et la réaction face à cette fin inéluctable diffèrent d’un individu à un autre. Certains peuvent ressentir un émerveillement, presque de l’excitation. En revanche, d’autres éprouvent une profonde peur de mourir. Plus de détails dans les prochaines lignes.

Pourquoi cette peur de mourir ?

La peur est un mécanisme naturel qui sert la survie et permet de maintenir l’intégrité physique. D’ailleurs, dans le règne animal, ce phénomène se traduit par une émotion profonde d’autodéfense dans le sens où elle incite à fuir en présence de danger et à ne pas mettre sa vie en péril. On peut dès lors comprendre que la peur de mourir se réfère même à l’instinct de préservation. Cependant, il peut parfois arriver que cette peur soit irrationnelle et non fondée. Dans tous les cas, elle peut se manifester pour différentes raisons. Parmi elles :

La peur de l’inconnu et la peur de la perdre le contrôle

Pour le commun des mortels, la mort représente l’inconnu ultime. En effet, on ne va pas se mentir, personne n’est jamais revenu de la mort pour nous raconter ce que l’on peut ressentir quand nous rendons notre dernier souffle ou encore ce qui se trouve dans l’au-delà. Pourtant, comme vous le savez certainement, en tant qu’être intellectuel, l’homme cherche souvent à comprendre et à contrôler les situations qu’il rencontre. Cette recherche de maîtrise totale et cette soif de connaissance font partie de la nature même l’homme. Nous avons donc peur de l’inconnu et toutes les choses sur lesquelles nous n’avons pas de prise. Malheureusement, il faut bien se mettre à l’évidence, la mort garde une vraie part de mystère que nous ne connaîtrons sans doute jamais et sur laquelle nous n’aurons jamais de contrôle. Raison pour laquelle, ce phénomène engendre une très grande frustration.

Le châtiment éternel

Que ce soit dans l’hindouisme, le bouddhisme ou toute autre religion, on entend souvent ce concept de châtiment éternel. En effet, l’idée qu’après la mort nous serons confrontés à une certaine forme de jugement est largement répandue dans toutes religions du monde. Et que celle-ci s’applique aussi bien aux croyants qu’aux agnostiques. Pour beaucoup de personnes et ce indépendamment de leur conviction religieuse ou leur manque de croyance spirituelle — la peur de mourir s’explique donc par cette crainte d’être punis pour ce qu’ils ont fait ou n’ont pas fait pendant leur séjour sur la terre.

La peur de ce qui va advenir des proches

Enfin, la peur de la mort peut témoigner chez beaucoup de la peur de ce qui arrivera à leur proche et les personnes qu’ils aiment après leur mort. Une mère, par exemple qui s’inquiète de l’avenir de ses enfants sans elle. Une personne dans la force de l’âge craignant de laisser son/sa conjoint(e) ou son/sa partenaire seul(e).

Peur de mourir : tantôt amie, tantôt ennemie

Même si la peur de mourir peut déconcerté, il faut savoir qu’elle peut se révéler être une bonne amie. De fait, lorsque vous avez peur de la mort, vous agissez souvent avec plus de prudence et prenez des précautions appropriées pour minimiser les risques à encourir. Tels que le port de la ceinture de sécurité, du casque de vélo ou encore prendre soin de vous. Aussi, cette peur de la mort peut vous contraindre à tirer le meilleur parti de votre temps sur Terre, à profiter du moment présent et à améliorer la qualité de vos relations avec vos proches parce que vous savez que vous n’êtes pas éternel. Par ailleurs, craindre la réalité de la mort peut aussi être un excellent moteur de réussite. De fait, elle vous pousse à redoubler d’efforts pour atteindre vos objectifs et laisser un héritage durable à vos enfants par exemple.

En revanche, lorsque cette peur interfère dans notre vie de tous les jours, elle peut faire énormément de dégâts. En effet, lorsqu’elle est disproportionnée et irrationnelle, la peur de mourir peut conduire à de véritables situations pathologiques et potentiellement handicapantes. C’est ce que nous appelons communément, la thanatophobie ou l’angoisse de mort. En effet, l’angoisse de mort peut aboutir à une forme de dépression sévère et d’anxiété graves. D’ailleurs, à des degrés extrêmes, cette peur également peut avoir des incidences sur les décisions les plus élémentaires. Par exemple : le sujet souffrant de l’angoisse de mort peut rester reclus chez lui par peur de mourir dans la rue, d’avoir un accident, etc. Il peut alors entrer dans une forme sévère d’isolement social. Dans certains, la peur de mourir peut également s’accompagner d’autres pathologies telles que la peur de la maladie.

Peur de mourir obsessionnel : les signes qui ne trompent pas

Bien que la peur de mourir n’est pas encore à ce jour classée comme étant une affection psychologique distincte. Dans sa forme sévère, on peut néanmoins la classer dans la catégorie des phobies spécifiques. Et ce dès lors peur persiste sur une durée de plus de 6 mois et s’accompagne des symptômes cliniques suivants :

  • Anxiété immédiate en pensant à la mort,
  • Crise de panique pouvant s’accompagner de vertiges, palpitation, bouffées de chaleur ou au contraire une diminution subite de la température corporelle
  • Évitement de tout ce qui pourrait entraîner, accélérer la mort ou mettre en danger
  • Incapacité à agir de manière rationnelle lors des situations pouvant conduire à la mort ou à la simple vue d’objet lié celle-ci
  • Vomissement à la vue d’un corps inerte même en photo ou en vidéo
  • Anxiété permanente à l’idée de mourir
  • Angoisse extrême à la simple vue du sang
  • Dépression et repli sur soi

Quid des solutions pour s’en sortir

Quand la thanatophobie est diagnostiquée chez l’individu, plusieurs solutions peuvent être envisagées pour l’aider à surmonter cette phobie. Parmi elles :

Psychothérapie

En cas d’angoisse de la mort persistante, la psychothérapie reste la meilleure solution. De fait, faire appel à un psychothérapeute vous aidera à établir les causes de votre peur de mourir et élaborer des meilleures stratégies pour faire face à vos angoisses. On parle notamment de la thérapie d’exposition. Aussi, même le simple fait d’en parler peut vous aider à mieux contrôler votre peur et mieux comprendre vos appréhensions. En effet, libérer la parole et mettre un mot sur votre mal-être peut être très libérateur.

L’autohypnose

L’efficacité de l’autohypnose n’est aujourd’hui plus à prouver et plus particulièrement dans le traitement des phobies. De fait, cette technique de soin vous permet de mobiliser toutes vos ressources internes pour faire face à vos angoisses, mais aussi à changer vos modes de comportements. Et ceci, grâce à l’autosuggestion positive.

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Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action".Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne.Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez le livre, les formations vidéo en ligne et les séances audio d'auto-hypnose amplifiée« Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

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