Développement personnel

La surcharge informationnelle : mieux comprendre pour y faire face

Avec le développement du numérique, l’Homme fait face à une surabondance d’informations qu’il doit traiter au quotidien. Celles-ci influencent aussi bien sa vie privée que sa vie professionnelle. On parle de surcharge informationnelle, un phénomène qui est parfois préjudiciable. Dans cet article, je vais vous en dire plus sur ses causes, ses conséquences ainsi que quelques approches de solutions pour mieux la gérer.

La surcharge informationnelle : qu’est-ce que c’est ?

En voici la définition classique : « L’excès d’informations reçues par une personne qu’elle ne peut traiter ou supporter sans porter préjudice à elle-même ou à son activité ». C’est tout simplement la surinformation, le fait d’être confronté à un volume de données élevé à tel point que cela devient contre-productif. Au travail, la surcharge informationnelle est perceptible à travers l’affluence des mails, les messageries instantanées, les réunions, etc. Pour les employés, cela désigne donc le fait de recevoir trop d’informations à la fois dans le cadre de sa mission. D’après Caroline Sauvajol-Rialland, 74 % des managers disent souffrir de surcharge informationnelle et 94 % d’entre eux pensent que la situation ne va pas s’améliorer.

Dans la vie privée, la surabondance d’informations s’effectue par les publicités, la télévision, Internet, la presse, les lettres, les brochures… On parle d’infobésité qui est aussi présente dans l’espace social via les panneaux publicitaires, vitrines, flyers, etc. Par ailleurs, elle peut englober des notions comme la surcharge cognitive, la surcharge sensorielle, la surcharge communicationnelle et la surcharge de connaissances.

Quelles sont les causes de l’infobésité ?

La surcharge informationnelle trouve son origine dans l’emploi excessif du Web et des NTIC. En réalité, dans les entreprises, le courrier électronique demeure l’un des canaux de communication privilégiés. Cet usage entraîne un flux d’informations dont le traitement se perçoit comme une perte de temps. En dehors des emails, il y a également d’autres facteurs qui entraînent la surinformation comme les forums de discussion, les réseaux sociaux, les sites Internet…

D’après les recherches réalisées par BELKO Hélène : « On peut estimer que les managers passent de 5 à 20 heures par semaine à lire et écrire des e-mails. Dans certaines organisations, les réseaux sociaux sont plus privilégiés par rapport aux moteurs de recherche et dépensent 25 % de leur temps à rechercher de l’information ».

La surcharge informationnelle provient donc de deux aspects différents, mais complémentaires. Dans un premier temps, le volume d’informations à traiter augmente constamment. Par exemple, il est constaté chez les employés qu’ils reçoivent bien souvent des informations dont l’utilité n’est pas toujours avérée dans la réalisation de leurs travaux. Ou simplement, ils sont obligés de consulter, d’organiser et d’analyser une base d’informations considérables, parsemée de données répétitives. Pour y parvenir, ils sont contraints de consacrer du temps à chercher les informations pertinentes et utiles à leurs tâches.

Dans un second temps, il faut noter le caractère réduit du temps de traitement de ce volume d’informations. Il est question ici du raccourcissement des délais pour les traiter. Cet aspect est relatif aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Celles-ci contrôlent les informations et diminuent la durée de leur assimilation. Il en découle une accélération de la circulation de l’information qui devient disponible en permanence.

Les conséquences de la surcharge informationnelle

L’infobésité engendre des risques aussi bien chez l’individu que sur son lieu de travail.

La saturation et la désinformation

La masse élevée d’informations embrouille l’individu. En cela, il lui est difficile de faire un tri judicieux quand il le faut. C’est dire que parfois il n’est pas en mesure de faire une distinction entre les bonnes informations et celles qui sont inutiles. De manière banale, il peut alors passer 25 % de sa journée de travail à la quête de la bonne information.

Il faut préciser que la quantité d’informations n’est pas toujours en conformité avec sa qualité. De la sorte, si le volume est accru, il sera difficile de sélectionner les informations pertinentes, selon chaque contexte de travail, pour le développement de l’entreprise.

Surcharge informationnelle, cause de baisse de la productivité

La surinformation peut entraîner une baisse de productivité au travail sur trois plans.

Premièrement, elle baisse le niveau de concentration et d’attention. En d’autres termes, les employés n’arrivent pas à se focaliser sur les renseignements précis. Cette situation ne leur permet pas d’être attentifs sur les tâches qui leur reviennent. Par conséquent, leur productivité s’en trouve réduite.

Deuxièmement, cela provoque une instabilité de la mémoire. Avec l’infobésité, l’individu est perdu dans ses pensées. Cela peut devenir une source de stress et de fatigue mentale. Dès lors, il ne sera pas surprenant que l’individu subissant une telle surcharge soit bouleversé par la pression cognitive que cela suscite chez lui. Il aura assurément du mal à mémoriser les informations essentielles.

Troisièmement la surcharge informationnelle est source d’anxiété, ce qui débouche inexorablement sur l’épuisement professionnel. Ici, l’individu est confronté au stress, la dépression, la peur d’aller au travail. Il éprouve parfois un mal-être et un sentiment d’inefficacité, de culpabilité, d’incapacité et de faiblesse.

Quatrièmement, la surinformation contribue à une perte du Quotient intellectuel (QI). En effet, plusieurs études comme celle de Hewlett-Packard révèlent que l’infobésité rend moins intelligent. Le cerveau ne parvient pas à gérer la surabondance d’informations et son efficacité s’en retrouve affectée. Il faut comprendre que pour qu’il soit pleinement exploité, le QI d’un individu a besoin d’être concentré sur une tâche précise. Par conséquent, la surinformation réduit cette efficacité et entache le rendement intellectuel.

Comment gérer la surcharge informationnelle au quotidien ?

Voici mes conseils pour mieux gérer la surinformation quotidiennement.

D’abord, il faut définir un bon mode d’organisation et de gestion de l’information. La meilleure solution est de classer les informations selon leur importance et leur priorité. Cette sélection et classification vous permettra d’identifier les informations pertinentes, urgentes et utiles.

Dans ce contexte, vous pouvez déterminer un horaire pour la lecture des mails. Vous pouvez aussi vous imposer une heure pour vous déconnecter de toutes les sources d’informations. Afin de réduire la masse informationnelle, désactivez les notifications push inutiles.

Ensuite, consacrez-vous aux travaux essentiels. Vous pouvez dresser une liste des tâches à exécuter. Cela vous permettra de ne pas passer à côté des informations importantes. Vous serez focalisé sur ce que vous allez faire, vous serez productif et efficace.

Enfin, réduisez vos sources d’informations. Il faut identifier les sources d’informations relatives à vos objectifs et les mettre en priorité. Cela vous amènera à éviter la surabondance d’informations sans le souci d’être mal informé.

À vous de jouer !

Désormais, vous comprenez davantage la notion de surcharge informationnelle. Avez-vous d’autres astuces pour la gérer au quotidien ? Vos apports vont sûrement plus éclairer les uns et les autres. N’hésitez donc pas à les partager. Si l’article vous a plu, merci de le relayer sur les réseaux sociaux.

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À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez comment redonner du SENS à votre vie en téléchargeant gratuitement le Kit des Actionneurs - « Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

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