Le sanskrit, à la découverte de la langue des dieux


Le sanskrit ou sanscrit s’employait longtemps dans les textes les plus anciens au moyen du vocable saṃskṛta. Il s’utilisait comme un support de communication et de dialogue par les entités célestes hindoues, puis par les Indo-Aryens. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu d’être baptisé « langue des dieux ». Toutefois, ce système linguistique se retrouve également dans le jaïnisme, le bouddhisme et le sikhisme. Ce terme est dérivé de la fusion entre le préfixe « Sam » (ensemble) et la racine « kr » (signifiant « faire »). Ainsi, le nom indique une certaine perfection ou entièreté en matière de communication. Il en est de même pour la lecture, l’écoute et l’emploi d’expressions pour transcender ou formuler une émotion. Zoom sur cette richesse culturelle indienne.

La pureté de la langue sanskrite

Le sanskrit s’appelait autrefois Deva-Vani (Deva : dieux ; Vani : langue), car il aurait été mis au point par Brahma — créateur-démiurge de l’hindouisme. Il l’aurait ensuite transmis aux Rishis (sages des temps anciens) vivant dans des demeures célestes. Ces derniers auraient fait de même avec leurs disciples d’où la propagation de cette langue sur la Terre. L’origine de cette « langue des dieux » sous forme écrite remonterait au IIe millénaire avant notre ère lorsque le Rigveda, un recueil d’hymnes sacrés « sūkta », s’est développé pendant des siècles par la tradition orale et la préservation de la connaissance verbale des Gourous.

Le sanskrit à travers l’histoire

Le sanskrit préclassique, y compris la langue du Rigveda, est appelé sanskrit védique. Une forme ultérieure, le sanskrit classique, se distingue par les normes de grammaire établies par Panini, un érudit indien du IVe siècle avant notre époque. Il a défini 3 996 règles complexes pour la syntaxe, la sémantique et la morphologie de cette variante linguistique. Il a influencé la majorité des centaines de langues modernes parlées aujourd’hui en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Népal et au Sri Lanka. Certaines de ses dérivées incluent l’hindi, le marathi, l’ourdou, le népalais, le baloutchi, le gujarati, le cinghalais et le bengali. Le vieux perse et l’avestique — forme liturgique du zoroastrisme — sont toutefois les structures qui s’y rapprochent le plus.

Par ailleurs, seules 14 000 personnes sur 1 252 000 000 en Inde parlent encore cette langue. Le plus souvent, ils recourent au Devanagari. Cependant, presque tous les autres alphabets indiens (Siddham, Sharda et Grantha) ont été employés pour écrire en sanskrit à un moment donné. Aussi, il apparaît fréquemment dans les cérémonies religieuses ; des milliers d’hymnes et de mantras hindous se récitent effectivement dans cette langue. En outre, les chants bouddhistes utilisent également couramment le langage liturgique connu de Siddhartha Gautama, le sage des Śākyas qui est devenu le Bouddha.

Ce qui rend cette langue unique

Le sanskrit est considéré comme la mère de toutes les langues avec une influence aussi vaste et profonde que ses associations spirituelles. En Inde et en Asie du Sud-Est, il jouit d’un statut similaire à celui du latin et du grec dans le monde occidental. Divers linguistes l’ont identifié comme provenant de la même source que le latin, le grec et le persan. Cependant, il a sa propre structure merveilleuse. Avec des formes grammaticales et des racines de verbe extrêmement raffinées, cette langue des dieux est néanmoins plus « parfaite » et plus « aboutie » que ses homologues.

En outre, le sanscrit a exercé une grande influence sur toutes les langues et les cultures du sous-continent indien et au-delà. Aujourd’hui, il s’utilise largement dans les cérémonies et rituels puisqu’il fait partie intégrante de la tradition et de la croyance hindoues. Il a également enrichi différents systèmes linguistiques européens — y compris l’anglais — et éventuellement certaines philosophies occidentales.

De plus, divers spécialistes de la culture indienne ont souvent fait remarquer que beaucoup des nouveaux concepts de physique nucléaire ou de psychologie moderne sont faciles à comprendre, car ils correspondent exactement aux notions familières de la terminologie sanskrite. Sa polyvalence et sa puissance d’expression peuvent être appréciées par son vocabulaire bien fourni.

Une valeur précieuse dans la pratique de l’Ayurveda

Le sanskrit met à disposition de tous une source exponentielle de savoirs sans fin. Les quatre Vedas, qui documentent la connaissance de la période védique, se composent entièrement dans cette langue. L’ensemble des sagesses relatives à cette culture est contenu dans l’Atharvaveda. Ainsi, l’ancienne philosophie ayurvédique, les suggestions, les herbes, les formulations à base de plantes, les méthodes de traitement, le protocole de gestion du mode de vie et toutes les instructions en matière de médecine traditionnelle indienne ont d’abord été consignés en sanscrit. Les joyaux d’une myriade de connaissances s’écrivent de ce fait dans cette langue hautement élaborée. Par conséquent, une bonne maîtrise de ce code linguistique est cruciale pour une appréciation totale.

En outre, apprendre le sanskrit est primordial pour intégrer l’essence de l’Ayurveda. Cela agrémente la compréhension des manuels classiques ainsi que des commentaires. Cette science de l’esprit et du corps possède également un riche patrimoine et cette langue ancienne est un moyen direct d’y avoir accès. En effet, les gens ne lisent aucun des textes originaux et accusent ensuite la culture védique. De même, la plupart des superstitions se sont développées à cause d’une traduction mal formulée.

Apprendre le sanskrit, quels autres avantages ?

Le sanskrit constitue un nettoyant verbal du mental, permettant aux praticiens d’incarner l’état d’équilibre à partir duquel ils peuvent le mieux stabiliser la santé des patients. Ce faisant, ils sont notamment en mesure de :

    • Explorer les textes racines de la philosophie ayurvédique ;
    • Améliorer le sens de l’apprentissage de la médecine traditionnelle indienne ;
    • Créer une expérience plus authentique ;
    • Approfondir l’étude de la signification plus complexe d’un sutra ;
    • Aider à la compréhension des mantras pendant la méditation ;
    • Appréhender le yoga ;
    • Faciliter le processus d’information ;
    • Travailler la mémoire avec le pouvoir des syllabes ;
    • Enrichir les connaissances des systèmes de guérison holistique ;
    • Calmer le mental tout en apprenant ;
    • Optimiser le renforcement des capacités de l’esprit et la connexion spirituelle.
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Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action".Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du changement de vie avec plus de 400 000 visiteurs par mois, plus de 60 000 abonnés à la newsletter et plus de 3 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne.Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez le livre, les formations vidéo en ligne et les séances audio d'auto-hypnose amplifiée« Parce qu'un seul choix peut tout changer... » - Mathieu Vénisse

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