Phobie des serpents : mieux comprendre cette peur excessive


On est tous d’accord, se retrouver nez à nez avec un serpent peut faire terriblement peur. Surtout, lorsqu’on sait que certaines morsures peuvent être mortelles. En effet, une récente étude vient de révéler que pas moins de 125 000 personnes dans le monde mourraient chaque année des morsures de serpent. D’autant plus, que les serpents n’ont jamais vraiment eu bonne presse. Tantôt hypnotiseur dans Mowgli, envahisseur dans les serpents dans l’avion ou encore prédateur mortellement dangereux dans anaconda…Bref, on a franchement toutes les raisons de les détester. Évidemment, avoir occasionnellement peur d’un danger potentiel et frôler la crise de panique à la simple vision d’un serpent ou même à sa simple évocation sont deux états totalement différents. Si l’un s’apparente à une réaction tout à fait normale, l’autre relève d’une peur excessive et potentiellement handicapante. Il s’agit d’une véritable phobie des serpents.

La phobie des serpents : de quoi s’agit-il ? 

La peur des serpents fait partie des phobies les plus répandues dans le monde. En effet, au moins 1 personne sur 3 dans le monde souffre de cette phobie. Elle est également appelée dans le jargon médical l’ophiophobie. Elle touche autant les femmes que les hommes, et cela, quels que soient leur âge et leur classe sociale. La phobie des serpents se définit ainsi, comme la peur extrême, démesurée, voire irrationnelle, des serpents. Même si ces derniers sont totalement inoffensifs pour l’homme comme les couleuvres. Parfois même, l’angoisse se manifeste dès que le sujet est à proximité d’un serpent. Dans les formes sévères, même la simple évocation de ce reptile s’apparente à une véritable source de peur panique. Il s’agit de ce que l’on appelle une phobie simple. Autrement dit, d’une phobie où l’objet de la peur est repérable et qualifiable.

Comment se manifeste l’ophiophobie ?

Tout comme la phobie des araignées (arachnophobie), la phobie des chats (ailurophobie), la phobie des chiens (cynophobie) et la phobie des animaux en général (zoophobie), la phobie des serpents se manifeste chez la personne qui en souffre par un flot de comportements visant à éviter au maximum de se confronter à l’objet de sa peur. Chez l’ophiophobe, ce mécanisme d’évitement se traduit notamment par le refus d’aller dans les lieux où il est possible de rencontrer des serpents tels que les zoos, les vivariums, etc.

Dans les cas extrêmes, il arrive également que le phobique se retrouve dans l’incapacité de regarder ne serait-ce qu’un film dans lesquels des serpents peuvent être présents. La simple vision d’une image peut même aboutir à une véritable attaque de panique.

D’ailleurs, comme pour tous les troubles anxieux, la présence des serpents provoque souvent chez le phobique des symptômes types des crises de paniques. À savoir : 

  • Tremblements ;
  • Sueurs froides ;
  • Respiration courte ;
  • Nausées suivies ou non de vomissement ;
  • Accélération du rythme cardiaque ;
  • Étourdissement ;
  • Picotements dans les membres ;
  • Rougeur ;
  • etc.

La phobie des serpents peut également s’étendre à la peur d’autres reptiles pouvant rappeler l’animal. Parfois même à toutes les créatures rampantes comme les limaces ou les vers de terre par exemple

qu’est-ce qui peut expliquer cette phobie ?

Comme pour toutes les autres phobies, la peur des serpents peut trouver sa source dans un événement malheureux ou une mauvaise expérience vécue comme un traumatisme. Tels que les morsures de serpents, la perte d’un être cher à cause des serpents ou encore une mise en situation difficile en présence d’un serpent par exemple. Néanmoins, il est également important de prendre en compte le caractère universel de cette phobie simple qui est notamment en lien avec la religion, les croyances et les coutumes. En effet, dans la plupart des cultures, les serpents ont une image diabolisée et symbolisent bien souvent le mal. Ce qui expliquerait ainsi, la présence de cette phobie même lorsqu’il n’y a pas de circonstances traumatiques personnelles. 

Plus encore, des chercheurs ont démontré que la phobie des serpents serait héréditaire. En effet, à seulement 6 mois, un bébé peut montrer des signes de peur en voyant un serpent — alors même que celui-ci n’en a jamais vu auparavant et ne sait que ce reptile peut être dangereux — si l’un des parents souffre de cette phobie.

Pour aller encore plus loin, de nombreux scientifiques ont même émis l’hypothèse que la peur des serpents serait une phobie innée inscrite dans notre ADN et la mémoire de l’être humain depuis la préhistoire. Ce qui en ferait donc non seulement la phobie la plus fréquente, mais aussi la plus ancienne. En effet, selon eux, cette peur loin d’être incompréhensible serait en fait totalement naturelle et relève tout simplement de notre instinct de survie primaire que nous avons tous simplement développé tout au long de notre évolution. 

Comment vaincre la phobie des serpents et avoir du courage d’affronter ses peurs ? 

Évidemment, la peur des serpents est une phobie loin d’être irrémédiable. D’ailleurs, comme sa classification le prouve il s’agit d’une phobie simple ! Donc, facilement curable. Voici les différents traitements auxquels vous pouvez avoir recours pour avoir du courage d’affronter votre peur et dire définitivement adieu à cette phobie :

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ont montré d’excellents résultats pour le traitement des phobies spécifiques. Elles seront donc également très efficaces pour vous permettre d’avoir du courage et de traiter votre ophiophobie. Ce type de thérapies proposent non seulement de trouver la cause exacte du problème afin de la traiter dans le fond et d’éviter toutes formes de récidives. Mais surtout, elles proposent de modifier les comportements du sujet face à sa peur en l’exposant progressivement à la source de son angoisse.Ceci, afin de l’aider à l’affronter et surtout pour qu’il parvienne à la maîtriser.

L’hypnothérapie 

Lorsque la phobie des serpents atteints des proportions qui affectent la vie quotidienne du phobique. L’hypnose se révèlera être une très bonne alternative pour mieux comprendre les origines de cette phobie. Durant chaque séance, l’hypnothérapeute aidera le sujet à maîtriser progressivement sa phobie des serpents. Mais surtout, avoir du courage pour reprendre une vie normale. Évidemment, pour obtenir des résultats satisfaisants, il est important d’être patient et assidu. En effet, il faut comprendre que le changement ne s’opère pas en une journée, plusieurs séances seront nécessaires. Par ailleurs, vous pouvez également apprendre l’autohypnose et pratiquer vous-même. 

Maintenant que vous connaissez ce qu’est une phobie des serpents, ses manifestations et ses origines possibles, dites-nous en commentaire si vous avez de bonnes astuces pour vaincre cette phobie. 

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Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action".Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du développement personnel avec plus de 200 000 visiteurs par mois, plus de 50 000 abonnés à la newsletter et plus de 2 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne.Convaincu qu'un seul choix peut tout changer, il accompagne ses clients à réaliser leurs rêves et à concrétiser leurs projets de vie quels qu'ils soient.Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez les formations vidéo en ligne ainsi que les séances audio d'auto-hypnose amplifiée

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