Qu’est-ce que l’hypnose impromptue ? L’A.F.H. répond

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Dans cette interview j’ai l’immense plaisir de recevoir Gabriel Ducrocq et Jean-Pierre Guillen, membres de l’Association France Hypnose (A.F.H.) autour du thème de l’hypnose et plus précisément de l’hypnose impromptue.

Au cours de cette interview très complète, nous abordons les thèmes suivants :

  • Comment vous est venue cette passion pour l’hypnose et quel a été l’élément déclencheur qui vous a fait vous intéresser à ce domaine ?
  • Quelles études / formations avez-vous suivies ?
  • Pouvez-vous nous donner une définition de « l’état d’hypnose » et expliquer brièvement les différents types d’hypnose ?
  • Vous êtes spécialisé dans l’hypnose impromptue, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce type d’hypnose ?
  • Avec l’A.F.H., vous formez aussi bien des thérapeutes que des particuliers, l’hypnose impromptue peut donc être utilisée dans le cadre d’une thérapie ?
  • Pouvez-vous nous en dire un peu plus ce qui s’appelle la « modification de croyances » ? Thème que j’aborde sur Penser et Agir.
  • Pouvez-vous donner des exemples d’applications pratiques concrètes de l’hypnose (thérapeutiques, spectacles, médicales, autres) ?
  • Vous avez mis en place un stage pour apprendre l’hypnose impromptue, pouvez-vous nous en dire un peu plus dessus ?

Pour aller plus loin avec l’hypnose impromptue

Pour en savoir plus sur l’hypnose impromptue et/ou suivre le stage proposé par l’A.F.H., rendez-vous sur le site de l’Association France Hypnose.

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Retranscription textuelle de l’interview

Mathieu Vénisse : Bonjour à tous et bienvenue dans cette interview ou j’ai le plaisir de recevoir Gabriel Ducrocq et Jean-Pierre Guillen cofondateurs de l’association Française d’hypnose, l’AFH nous allons aborder le thème de l’hypnose et on va vous expliquer exactement ce que c’est. On va essayer de démystifier un tout petit peu l’hypnose dans cette interview. Et vous allez voir les correspondances entre l’hypnose et le développement personnel. Alors bonjour Gabriel et bonjour Jean Pierre.

Jean-Pierre Guillen : Bonjour. Enchanté d’être parmi vous

Gabriel Ducrocq : C’est pareil hein.

Comment vous est venue cette passion pour l’hypnose ?

Mathieu Vénisse : Alors on va commencer tout de suite cette interview par une question que je pose naturellement dans chaque interview que je fais. J’aimerais savoir comment vous en êtes venus à cette passion pour l’hypnose, et quel a été l’élément déclencheur chez vous pour justement vous intéresser à ce domaine un tout petit peu particulier qu’est l’hypnose?

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Jean-Pierre Guillen : Personnellement cette passion a toujours existé. Le problème c’est qu’il y a une dizaine d’années on ne trouvait rien sur Internet. Ça n’existait pas. Les bouquins  n’étaient pas terrible en qualité. Et puis maintenant depuis deux ou trois ans on retrouve des choses beaucoup plus intéressantes. Pour ma part, j’ai commencé par un premier stage. Un stage avec un Anglais, un thérapeute qui s’appelle Anthony Jacquin et puis depuis c’est une passion que je vis au quotidien.

Gabriel Ducrocq : Moi j’ai cherché plutôt une façon de me dégager du temps. J’ai commencé par le sommet polyphasique. Et de là je suis tombe sur quelqu’un qui faisait l’hypno lecture en fait. Donc le fait de lire sous hypnose et en le suivant je suis tombé sur des gens qui pratiquaient l’hypnose dans la rue et je me suis lancé un jour voilà.

Mathieu Vénisse : Le sommeil polyphasique moi personnellement je connais pas… Je devine un peu en voyant l’étymologie du mot. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur la dessus ?

Gabriel Ducrocq : Le sommeil polyphasique c’est juste le fait de dormir en plusieurs phases de la nuit. Par exemple on va faire une sieste de trois heures pendant la nuit et deux siestes d’une demi-heure dans la journée. Ce qui permet de dormir que quatre heures par journée et donc de libérer beaucoup de temps.

Quelles études / formations avez-vous suivies ?

Mathieu Vénisse : Ok. super  intéressant, c’est ce que devrais apprendre les businessman en fait. OK alors donc vous êtes intéressé à l’hypnose et ensuite, qu’avez vous avez fait comme formation ? Qu’est-ce que vous faites en ce moment comme formation tous les deux.

Jean-Pierre Guillen : Suite à ce stage moi j’ai fait une première formation d’hypnose rapide avec un Anglais, Anthony Jacquin. Ensuite j’ai voulu travailler un tout petit peu pour approfondir l’hypnose et j’ai fait une formation d’hypnose thérapeute. Très spécialisée en hypnose médicale. Maintenant je continue à me former à l’ARCHE chez Kevin Finel pour approfondir tout ce que je sais déjà et même continuer à aller beaucoup pus loin avec l’hypnose.

Gabriel Ducrocq : Ben moi aussi je me forme aussi en hypnothérapie à l’ARCHE comme JP.

Pouvez-vous nous donner une définition de « l’état d’hypnose »

Mathieu Vénisse : Donc l’ARCHE, c’est une des plus grandes écoles d’hypnose de Paris. Ça se qu’on compte sur les doigts de la main, les écoles d’hypnose et c’est Kevin Final qui a créé  cette école, je crois que tu l’as cité.

D’accord, merci pour cette présentation. Bon maintenant on va rentrer dans le vif du sujet, on parle d’hypnose là depuis quelques minutes. Qu’est-ce que c’est exactement l’état d’hypnose? Parce que moi quand j’en parle avec mes amis, quand j’en parle sur Penser et Agir, c’est quelque chose qui est d’aspect un petit peu mystique. Les gens n’ont pas trop l’habitude d’entendre parler de l’hypnose. Est-ce vous pourriez nous expliquer ce que c’est juste “l’état d’hypnose” en fait? Qui veut répondre à la question?

Jean-Pierre Guillen : Oui, je vais commencer, il va continuer.

Donc l’état d’hypnose c’est en fait un état de conscience modifiée. On est là sans être là. C’est quelque chose qu’on pratique tous deux ou trois fois. Un enfant de moins de sept ans peut le pratiquer une vingtaine de fois dans la journée. On s’en rend pas compte. On s’en rend pas toujours compte. Par exemple, on est sur la route et puis on oublie la sortie ou on lit un livre et puis tout d’un coup la page devient très blanche. On ne sait pas si c’est l’hypnose mais c’est déjà un état de conscience qui n’est plus dans la réalité qui est déjà modifié par rapport a la réalité . C’est déjà un état de conscience très modifie. Tout le monde la pratique. On s’en rend pas compte. Mais tout le monde la pratique deux, trois, voir même quatre, cinq fois dans la journée.

Gabriel Ducrocq : Il faut savoir que l’état d’hypnose et en tout cas l’hypnose ça n’a rien d’ésotérique et c’est certainement pas un contrôle que l’hypnotiseur acquiert sur l’hypnotisé. L’état d’hypnose c’est plus une coopération entre l’hypnotiseur et l’hypnotise. Il n’a pas de… On n’est pas forcé de faire ce que l’hypnotiseur nous dit. On peut toujours dire non à une suggestion. On peut toujours refuser de répondre à une suggestion contrairement à ce que l’on voit parfois en spectacle et qui induit un peu une fausse idée de ce que c’est l’hypnose.

Jean-Pierre Guillen : Je vais continuer. L’état d’hypnose ou cette façon de rentrer dans l’hypnose d’avoir un état de conscience modifiée on le rencontre dans d’autres choses comme par exemple dans le yoga, tout ce qui est relaxation, décontraction, etc. Il faut le savoir c’est déjà l’hypnose. Tout ce qui est méditation, méditation orientale : on se met avec les mêmes techniques de rentrer en hypnose on se met en état de conscience modifiée. Donc il n’y a pas de 50 milles hypnoses. Il y a une hypnose, c’est cet état de conscience modifiée. Grâce à différentes techniques d’hypnoses qui peuvent être plus ou moins longues, on peut retrouver rapidement cet état. Voyez par exemple en hypnose impromptue cet état on le retrouve en deux minutes ou trois minutes. Alors qu’en yoga il y a toute une phase de préparation, etc. En sophrologie c’est beaucoup plus loin également, on va sur du vingt à quarante minutes. En hypnose de rue, hypnose impromptue, deux minutes suffisent, ce sont des techniques très rapides.

Gabriel Ducrocq : Même si on parle de l’état d’hypnose, finalement chaque personne a son propre état d’hypnose. Il y aura certes des caractéristiques communes mais chacun va avoir sa manière propre de le vivre.

Mathieu Vénisse : D’accord donc l’état d’hypnose est un état naturel que tout le monde rencontre plusieurs fois par jour et c’est très loin de ce qu’on peut voir de prime abord dans le spectacle d’hypnose ou on voit des gens faire un peu des canards, faire des choses un peu bizarre et c’est, comme tu le disais, une coopération entre l’hypnotiseur ou l’hypnothérapeute et l’hypnotisé. Donc on n’est pas du tout dans la manipulation malsaine ou… Je dis ça parce que la plupart des personnes ont cet à priori sur l’hypnose et on va essayer de le casser justement dans cette interview. Donc c’est quelque chose qui est parfaitement sain. Et finalement si c’est quelque chose de naturel j’imagine que c’est peu dangereux. D’accord, tu veux ajouter quelque chose?

Gabriel Ducrocq : Surtout contrairement à une croyance assez répandue, on ne peut pas rester bloqué en état d’hypnose dans la mesure où c’est un état naturel dans lequel vous rentrer plusieurs fois par jour, vous en ressortirez forcément quand vous en aurez envie. Même si vous avez les yeux fermés et que l’hypnotiseur fait son bla bla, vous pouvez ouvrir les yeux à tout instant et en sortir.

Jean-Pierre Guillen : Alors ce qu’il faut savoir c’est qu’en hypnose, on dit des fois, notamment en hypnose de spectacle on dit “dort”. On ne dort pas réellement. On est toujours là. On est toujours conscient donc la personne hypnotisée et toujours consciente et peut rouvrir les yeux quand elle le souhaite. Donc on ne peut pas, sous hypnose, forcer quelqu’un, une personne à faire n’importe quoi ou faire quelque chose qu’elle ne veut pas. Si elle fait quelque chose en état d’hypnose, c’est parce qu’elle le veut bien. On ne peut en aucun cas forcer une personne.

Qu’est-ce que l’hypnose impromptue ?

Mathieu Vénisse : D’accord. Merci pour cette précision. Très intéressant. C’est vrai que j’ai des amis… . J’ai suivi le stage d’hypnose et j’ai hypnotisé des amis et la première craint c’est : “est-ce que je vais rester bloqué en état d’hypnose ?”. Mais en fait c’est un peu comme dire. “Est-ce je vais dormir ce soir et ne pas me réveiller demain”. Mais encore en moins fort parce qu’on ne dort pas vraiment comme tu viens de le préciser. Merci donc pour cette réponse claire. Au niveau des différents types d’hypnoses, il me semble qu’il y a trois types d’hypnose. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un tout petit peu ces différentes techniques pour finalement atteindre cet état d’hypnose que vous venez de nous décrire ?

Gabriel Ducrocq : alors on distingue parfois l’hypnose impromptue, celle qu’on pratique dans la rue, dans les bars et qui est donc complètement impromptue de l’hypnose de spectacle et de l’hypnose thérapeutique. Cette distinction là est complètement arbitraire. C’est-à-dire que des techniques qu’on va trouver dans une forme d’hypnose on pourra bien les utiliser dans d’autres formes d’hypnose. Tu veux continuer …

Jean-Pierre Guillen : donc ces techniques on les retrouve… Il n’y a pas 50 hypnoses. En fait il n’y a qu’une hypnose. En hypnose de spectacle on va utiliser des techniques très rapides pour ramener des inductions très rapides que les gens soient en état de conscience modifiée très rapidement.

En hypnose thérapeutique on va avoir besoin d’aller plus doucement, on a du temps, on est  dans un cabinet. On a besoin surtout de ménager la personne qui est en face de toi. Donc l’induction peut durer en hypnose thérapeutique de vingt à quarante minutes si c’est nécessaire peut-être même plus. En hypnose impromptue, donc la troisième catégorie, on va aller sur un mix des deux inductions mais souvent des inductions beaucoup plus rapides et à la fois qui se font en douceur parce que on est dans des bars, on est dans la rue, on est dans des lieux avec des gens qui ne sont pas forcément venus pour ça comme spectacle. Donc on est obligé d’aller un peu plus doucement en termes de sécurité notamment puisqu’on est souvent dans la rue. Et on est obligé d’être à la fois très pointu et très rapide parce qu’il nous faut utiliser des techniques qui sont un mixte de spectacle et un mixte d’hypnothérapie.

Gabriel Ducrocq : et j’ajouterai juste que la différence entre l’hypnose impromptue et l’hypnose de spectacle c’est qu’en hypnose impromptue on fait quand même attention au respect de la personne, de l’intégrité de la personne. Ce qu’on ne trouve pas toujours en hypnose de spectacle. Voilà c’est une grosse différence.

Jean-Pierre Guillen : Oui j’ajouterai que l’une de nos principales règles c’est la sécurité des sujets, des volontaires, des gens qui veulent bien se prêter au jeu. C’est tout aussi intéressant pour eux s’ils vivent une situation très agréable et s’ils vivent une expérience enrichissante sans avoir des soucis de sécurité sans se préoccuper de quoi que ce soit. Donc chez nous la sécurité c’est un des moteurs de notre façon de procédé. C’est un de nos soucis quand on fait une formation, c’est l’un des points sur lequel on va insister assez longuement. Sur la sécurité du sujet, sur la sécurité du thérapeute. Également la sécurité qui est due à l’environnement puisqu’on pratique dans la rue on pratique dans les bars et que l’imprévue peut être là à tout moment.

Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?

Mathieu Vénisse : D’accord. il y a une question en tète Jean en vous écoutant parler, si je résume ce que vous avez dit, en hypnothérapie on a avoir des inductions plus longues à première vue on verra dans la suite de l’interview ce n’est pas forcément le cas. Parce qu’on recherche d’abord un accompagnement du patient donc on va chercher plus à parler avec le patient alors qu’en hypnose de spectacle, en hypnose impromptue, c’est avec des inductions pour rentrer dans l’état d’hypnose qui vont être beaucoup plus rapides. La question qui me vient maintenant c’est: « Est ce que tout le monde est hypnotisable? »

Jean-Pierre Guillen : En effet, tout le monde est hypnostisable, toute personne, tout être-humain est hypnotisable. Après c’est une question de temps, et c’est une question d’environnement et de technique. Principalement c’est une question de volonté. Est-ce que la personne veut rentrer dans cet état de conscience ou pas. Après pour moi tout le monde est hypnotisable. Gabriel…

Gabriel Ducrocq : Oui je n’ai rien à ajouter. C’est exactement ça.

Jean-Pierre Guillen : Merci.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la modification de croyances ?

Mathieu Vénisse : D’accord. Très bien. Donc tout le monde est hypnotisable, ce qui est genial car on a des thérapies qui sont en train de naître avec l’hypnose qui sont très prometeuses donc c’est très agréable de savoir que tout le monde va pouvoir les suivre si on le souhaite.

Alors Penser et Agir, c’est un site du développement personnel avant tout alors pourquoi est-ce qu’on parle d’hypnose dans cette interview ? J’avais écrit un article il y a quelques mois sur ce qu’étaient les modifications de croyances et l’hypnose est un outil très intéressant pour justement modifier ces croyances. C’est même une des bases de ce qu’on fait en hypnose. Est-ce que vous pouvez nous dire un tout petit peu sur justement la modification des croyances.

Gabriel Ducrocq : On agit au quotidien avec certaines croyances dont on n’a pas forcément conscience. C’est un peu le principe de la croyance. c’est-à-dire qu’on a une perception du monde qui repose sur des hypothèses. Ces hypothèses ne sont pas forcément vraies. D’ailleurs on se s’occupe pas de savoir si elles sont vraies ou pas. En hypnose, on plutôt s’occuper de savoir si elles sont utiles. Si elles nous permettent d’atteindre nos objectifs ou pas. L’hypnose est justement très propice à modifier ces croyances. On va travailler avec les niveaux logiques. On va commencer par l’environnement. Voir ce que ça fait si on modifie l’environnement. Ensuite on va arriver sur le travail des modification de croyances. Principalement on va s’attaquer aux croyances qui sont limitatives, ces croyances qui vont permettre aux gens qui vont venir nous voir de pouvoir évoluer, de pouvoir franchir un pas. Parfois, franchir une petite marche, permet de franchir un grand palier en terme d’évolution de personnalité, c’est la-dessus qu’on va travailler principalement.

Mathieu Vénisse : Merci pour la réponse. Alors pour les personnes qui nous écoutent, on parle de “croyances” comme si c’était quelque chose d’admis par tout le monde. Je suis dans le développement personnel et vous dans l’hypnose donc nous savons ce que c’est. Je vais redéfinir un tout petit peu le terme de croyance et corrigez moi si je me trompe par rapport à la notion en hypnose. Pour moi c’est ce qui forge notre perception de la réalité comme tu l’as dit. C’est ce qui est forgé par notre éducation. Les valeurs que nous ont inculquées nos parents. Les professeurs qu’on a eu à l’école. Le contexte d’évolution social si on évolue dans un milieu plutôt riche, plutôt pauvre. On va avoir une perception de la réalité, un ensemble de valeurs qui font notre personnalité qui va nous faire agir et prendre des décisions en fonction de ces valeurs. Et donc l’hypnose est un moyen de modifier complètement ces croyances. Donc du coup on voit un tout petit peu quand même ce qu’on disait au début. Est-ce qu’en état d’hypnose la personne qui nous hypnotise ne va pas pouvoir modifier une croyance sans qu’on en est envie ? On a quand même cette intuition qui vient. Alors en ayant suivi le stage je sais que c’est non. Mais jusqu’à quel point est ce “non” ? Je pense par exemple au film “Inception” qui a plutôt bien marché ou on parle d’injection d’idée. Si cette idée n’est pas en rapport direct avec la croyance à modifier, quel est votre avis là-dessus ? Sur ce côté un petit peu noir de l’hypnose dont on n’entends pas parler beaucoup sur les autres sites d’ailleurs. Cependant, je pense que c’est intéressant d’aborder ce sujet dans une interview. Quelle est votre idée sur cette modification de croyances ? Jusqu’où l’hypnotisé a le contrôle ?

Gabriel Ducrocq : Modifier une croyance comme ça cache sans avoir l’accord de quelqu’un c’est assez difficile je pense.

Pour le côté manipulation, toute communication est manipulation. À partir de là, l’hypnose ce n’est pas plus de la manipulation que simplement de parler à quelqu’un. Dès que vous parlez à quelqu’un par exemple, vous essayez de modifier le comportement de votre enfant, vous êtes en train de le manipuler. Si vous vous posez la question de savoir si l’hypnose permet de manipuler les gens, posez-vous plutôt la question de savoir si vous ne manipulez les gens  sans même y prêter attention et donc d’une manière peut-être encore moins éthique… Nous, on a aussi appris à ne pas se projeter, à ne pas projeter nos peurs, nos angoisses, etc et donc on essaye de manipuler de manière éthique. Contrairement à ceux qui n’ont pas forcécement appris à le faire au quotidien.

Jean-Pierre Guillen : Oui on parle de manipulation. Je reviens sur le fait que toute communication, même pour un enfant qui naît… Demandez aux femmes qui ont des enfants à bas âges. Dès qu’un enfant arrive à communiquer ; toute communication, c’est de la manipulation. Manipulation verbale ou manipulation visuelle même non verbale c’est toujours la communication et toute communication, c’est un moyen de faire passer une information à quelqu’un d’autre du point de vue conscient ou d’un point de vue inconscient. Un enfant par exemple d’un an où de deux ans utilise déjà facilement la manipulation avec ses parents. Toutes les personnes qui ont un enfant à bas âge vous diront exactement la même chose. L’être humain, mêmes certains animaux surtout je dirais même chez certains animaux. On va commencer à manipuler dès qu’on peut modifier son apparence ou modifier sa façon de communiquer. Donc ce n’est pas dû à l’être humain, toute manipulation par la communication. C’est un état parfaitement naturel. Donc il n’y a aucun souci avec ça puisque tout le monde le pratique, même les animaux les pratique de façon parfaitement naturelle.

Gabriel Ducrocq : Je rajouterai aussi qu’a priori en état d’hypnose on n’est pas plus suggestible. Suggestible c’est “être apte à suivre les suggestions à quelqu’un d’autre”.

Il faut faire la différence entre l’état d’hypnose et suggestibilité accrue. Ça n’a, à priori, rien à voir.

Jean-Pierre Guillen : Je vais compléter ton idée de modification des croyances. On arrive vraiment à modifier la croyance de quelqu’un quand bien sûr la personne est consentante. Quand la personne est consentante et qu’elle nous demande “j’ai telle croyance, j’ai peur d’un chien, j’ai peur des chiens, j’ai peur de tous les chiens”, la personne vient me voir il me dit bon j’ai telle croyance et il faudrait modifier cette croyance parce que pour moi tous les chiens sont méchants. Donc là… À partir du moment ou la personne fait la demande, fait la démarche et se rend compte qu’il y a une croyance qui n’est pas utile pour lui, il vient nous voir et nous demande de la modifier, c’est claire comme therapie et c’est beaucoup plus facile de modifier cette croyance. Surtout qu’on ne va pas enlever complètement la croyance. C’est la personne réellement, le sujet qui lui-même qui va la modifier. Nous on va lui proposer, en fait on est des guides. Les Hypnothérapeutes sont des guides. On va lui proposer des solutions et la personne qui est le sujet, en fait c’est lui qui va choisir quelle est la solution la mieux adaptée à son environnement, à ses propres croyances déjà pour modifier cette croyance qui est gênante pour lui dans le cas de la vie de tous les jours. C’est lui qui va nous donner sa croyance à modifier. Nous on va juste lui proposer des solutions. C’est lui qui va faire le travail. En laissant le choix à la personne qui veut modifier sa croyance ça permet d’installer une nouvelle croyance, de se reconstruire un univers que ça tienne dans la durée. C’est beaucoup plus costaud que si on n’essaye d’ajouter quelque chose sans aucune simplicité, aucune technique.

Gabriel Ducrocq : je nuancerai juste ce que dit JP. En disant que la personne n’arrive pas toujours en disant “j’ai telle croyance, ce serait un peu facile. Une personne n’a pas toujours conscience de ses croyances et on peut les pointer du doigt et dans ce cas les ramener à la conscience là ensuite on peut faire un travail.

Pouvez-vous donner des exemples d’applications pratiques concrets de l’hypnose

Mathieu Vénisse : Oui, l’hypnose est un outil comme vous le disiez tout à l’heure. Mais on est, avant tout, dans le cadre d’une thérapi lorsqu’on fait de l’hypnose thérapeutique. Si un patient vient en voulant arrêter de fumer par exemple. Retrouver une croyance qui a fait que cette personne fume aujourd’hui ce n’est pas forcément simple et la personne n’est pas forcément consciente. Il y a d’ailleurs une anecdote vous m’avez expliquée une fois concernant des personnes qui souhaitaient arrêter de fumer n’avaient forcément de problèmes avec la cigarette mais des problèmes avec l’accoutumance et des problèmes de dépendance à toute forme de drogue et qu’elles pouvaient remplacer l’action de fumer avec par une autre drogue qui fait que l’alcoolisme par exemple. Alors, ce n’est pas du tout le cas le plus commun bien sur mais ça existe et donc le fait de trouver la croyance qui fonctionne c’est là où un thérapeute va se distinguer d’un autre et c’est une activité de psychologie en fait… on en revient à de la psychologie classique. L’hypnose offre juste un outil supplémentaire pour généralement aller beaucoup plus vite. On parle de thérapies brèves par rapport aux thérapies comme la psychanalyse de Freud qui est la thérapie la plus connue qui est plus longue sur la durée (qui fonctionne aussi bien sûr) mais qui est plus longue que les thérapies sous hypnose qui vont pouvoir soigner les mêmes maux mais plus rapidement.

Je ne me trompe pas? D’accord.

Donc on a trois types d’hypnose On va mettre l’hypnose impromptue dans l’hypnose de spectacle. Donc on a l’hypnose de spectacles, l’hypnose thérapeutique et, on en a pas trop parlé dans cette interview, l’hypnose médicale. Est-ce que vous pourriez nous donner des exemples concrets d’applications de ces trois techniques. Le spectacle, je pense que ça parle à tout le monde. Maintenant au niveau thérapeutique qu’est-ce qu’on va pouvoir soigner, qu’est-ce qu’on va pouvoir guérir. Qu’est-ce qu’on ne va pas pouvoir soigner, qu’est-ce qu’on ne va pas pouvoir guérir aussi, parce que c’est intéressant d’être honnête là-dessus. Et en hypnose médicale, qu’est-ce qu’on va pouvoir faire avec l’hypnose en sachant que l’hypnose c’est de plus en plus reconnu et que maintenant on voit ça avec l’avènement de neurosciences. On voit ça dans les magazines scientifiques. Je pense à “Science et Vie” récemment et puis d’autres magazines qui viennent de plus en plus à parler d’hypnose. Voilà des exemples pratiques et concrets d’hypnose.

Jean-Pierre Guillen : Je vais juste reprendre un petit truc en matière d’hypnose on ne sait pas aucune distinction entre hypnose médicale et hypnose thérapeutique. Pour la bonne raison qu’il n’y a pas 50 hypnoses déjà, il y a une hypnose. Plus précisément en termes hypnose médicale, le tronc commun de formation les médecins, des psychologues, c’est un tronc commun de formation, c’est un DU (Diplôme Universitaire). Il faut savoir qu’il n’existe aujourd’hui; aucun diplôme officiel. Il n’existe que, université par université, des diplômes universitaires d’hynpose.

C’est un tronc commun qui va servir à la fois et aux psychologues et ils vont servir également en tronc commun et par exemple aux médecins anesthésistes, aux médecins généralistes ou aux ostéopathes pour enlever certaines douleurs. Donc c’est exactement la même chose c’est à dire qu’ils vont avoir la même formation et ils vont utiliser les techniques d’hypnose pour amener à un état de conscience modifiée. Dans un cas, pour les thérapeutes, c’est modifier certaines croyances on l’a vu ou certaines peurs ou certaines souffrances. Dans le cas de l’hypnose médicale, on va utiliser les techniques d’hypnose pour modifier l’état de conscience et pour amener une absence de douleur car, puisque les perceptions sont modifiées, la réalité est modifiéee et ça va nous permettre de modifier la douleur et voire même dans la majorité des cas d’enlever complètement cette sensation de douleur sans plus aucune anesthésie.

Je vous donne un meilleur exemple qui a eut lieu a l’hôpital qui est à coté dans Paris. La première a eu lieu en France au mois de mars. On a réussi à faire dans cet hôpital une opération qui n’est pas la moindre. C’est une opération de l’aorte abdominale donc quelque chose de relativement lourd sur un homme de quatre vingt quatre ans. Sur lequel logiquement on faisait une anesthésie générale pour ce cas de figure. Ce monsieur ayant un coeur qui est un petit peu dégradé, on n’a pas eu le choix, on lui a proposé l’hypnose en tant que sédation, c’est à dire pour l’endormir. On lui a proposé l’hypnose en tant qu’anesthésie pour enlever toute sensation de douleur et l’opération (la première en France) s’est remarquablement passée. On n’a pas eu du tout besoin de sédation classique et d’anesthésie totale.

Tu voulais ajouter quelque chose Gabriel?

Gabriel Ducrocq : Une grosse nuance. En hypnose thérapeutique, dites thérapeutiques on ne soigne pas et on ne guérit pas. Si on se fait attaquer par… pour exercice illégale de la médecine si on n’est pas médecin. Donc il faut faire attention. On est dans l’aide et dans l’accompagnement.

Mathieu Vénisse : alors j’ai lu ça quelque part. C’est pareil pour le coaching ou les psychothérapies. Ça c’est juste un aspect légal. On ne peut pas dire qu’on guérit ou qu’on soigne. Ce sont des mots réservés aux médecins. Voilà il n’y a pas le droit. Légalement il n’y a pas le droit de dire ces mots là. C’est bien sûr les médecins, les psychiatres des psychologues sont des médecins aussi d’ailleurs.

Jean-Pierre Guillen : Il faut faire très attention, être très vigilant ce que l’on dit. C’est pour ça qu’on rectifie un tout peu l’idée ce qu’on ne soigne pas. On accompagne. On aide les gens et simplement on les amène sur une autre voie.

Mathieu Vénisse : Jusqu’à ce qu’il y ait des diplômes reconnus en France. C’est comme tout, hein. Chaque fois qu’il y a une nouvelle médecine, une nouvelle thérapie ça met du temps à arriver et je pense que l’ordre des médecins, c’est très bien aussi parce que ça frêne toutes les dérives mystiques et ésotériques dont l’hypnose ne fait absolument partie et il faut que cet ordre et que ces lois soient là pour gérer tout ça.

Jean-Pierre Guillen : Je voudrais rajouter un petit complément à ce que tu viens de dire, il faut savoir que l’hypnose est utilisé en France, la première a eu lieu tout a l’heure je vous le disais au mois de mars.

En Belgique ce n’est pas très loin hein à « l’hôpital francophone du CHU de Liège, ça fait vingt ans qu’Elizabeth Faymonville (qui maintenant est au CHU de Brest). Ça fait vingt ans qu’elle pratique l’hypnose médicale. Ça fait vingt ans qu’elle pratique ces opérations. Même des opérations relativement lourdes en matière d’opérations. Elle pratique sous hypnose et ça se passe très bien. Donc on a beaucoup de retard, du à notre mentalité. Nous sommes dans le pays de Descartes et ill faut qu’on prouve ce qui existe ou ce qui n’existe pas. Donc, c’est dommage parce qu’on prit énormément de retard sur ce domaine d’hypnose. C’est dommage pour nos patients. C’est les patients qui en subissent les conséquences parce qu’on peut éviter l’anesthésie générale, le curare… etc. Et les gens s’en sortent beaucoup mieux je pense.

Mathieu Vénisse : D’accord c’est très intéressant comme point de vue. Je suis non plus pour la médication à tout prix donc si l’hypnose peut être une alternative à tout ça se sera bien que ça arrive un peu plus en France. De toute façon cette interview participe à vulgariser l’hypnose avec une bonne étique.

Alors on a vu pas mal de choses dans cette interview déjà. On a surtout parlé d’hypnose medicale qui est ta spécialité donc c’est parfait. Est-ce vous pouvez nous citer pour quel types de maux on va pouvoir accompagner et aider les gens à se débarrasser. Sur quels domaines on peut aider les gens… On entend souvent la cigarette. Est-ce qu’il y a d’autres choses?

Jean-Pierre Guillen : L’idée c’est qu’on va plutôt te le faire à l’inverse, c’est-à-dire queles sont les choses que l’on ne peut pas faire. Nous on n’est pas psychologues mais il y a des hypnos qui sont psychologues. On va se retirer d’office tout ce qui est pathologies, c’est-à-dire pathologie lourde, trouble de la dissociation, problème de personnalité, etc. Par contre on va pouvoir s’attaquer à d’autres choses qui ne relèvent pas du psychique ou du psychiatrique. Nous, ce qui nous intéresse on est dans l’accompagnement, dans l’aide. Donc ce sont des troubles de tous les jours, c’est-à-dire des problèmes de phobies, des problèmes de personnalité, gène de la personne, tout ce qui l’empêche de vivre sa vie au quotidien et tout ce qui l’empêche de profiter de la vie.

Gabriel Ducrocq : Bon par exemple tout ce qui cigarette, tout ça c’est très utile se ronger les ongles ce type de problème. Aussi dans le coaching sportif c’est assez utile. Quand on veut améliore un peu sa performance physique ou sa concentration par exemple. On n’agit pas évidemment sur la performance physique en tant que telle c’est-à-dire qu’on n’agit pas sur les muscles, on n’agit pas sur tout ça mais sur les sentiments qui peuvent être liés à la performance physique, sur le stress, sur la concentration, et ce genre de choses.

Jean-Pierre Guillen : Le première en France ça a été le tennisman Cédric Pioline qui a été le premier en France à avoir un coach qui utilisait l’hypnose. Vous savez comme en tennis le principal c’est le mental principalement. C’est qui manque à nos sportifs français et Pioline a été le premier à utiliser un coach qui a utilisait les techniques de sophrologie ou les techniques d’hypnose.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le stage d’hypnose impromptue que vous avez mis en place ?

Mathieu Vénisse : D’accord donc plein plein plein de domaines d’application de l’hypnose. On va revenir un tout petit peu à ce que vos faites maintenant donc l’hypnose impromptue. Vous avez un stage. Un stage que j’ai suivi d’ailleurs et qui est plutôt pas mal, puisqu’en sortant du stage j’ai hypnotisé deux personnes dans la rue. Donc on arrive et au bout de deux jours on sait hypnotiser les gens dans la rue. C’est plutôt cool. Même au bout d’un jour. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus… Quel est le public visé ? Le programme succinctement et comment ça se passe pour suivre ce stage?

Jean-Pierre Guillen : alors le stage il est prévu en effet d’une façon très courte. Il est prévu sur un weekend pour que ça arrange tout le monde. C’est un stage de deux jours qui s’adresse à tout public. On ne se veut pas restrictif et on veut jouer principalement les échanges donc il s’adresse à tout public. Les gens qui n’y connaissent rien en hypnose comme aussi bien que les thérapeutes qui ont besoin d’hypnose avec des inductions rapides et des techniques très rapides. On souhaite mélanger les styles et les gens pour avoir un stage très riche où tout le monde apporte son expérience mais également où tout le monde a besoin de travailler pour X ou Y raisons ces techniques pour sa pratique quotidienne et pour sa profession. Donc ce stage on veut le mélanger des gens qui ne connaissaient rien, des gens qui connaissent beaucoup en hypnose mais surtout sur d’autres techniques. Le but c’est de faire des ateliers basés principalement sur des entraînements.

Toute la journée c’est un atelier et c’est un atelier permanent. On l’a voulu base sur la pratique. Donc toute la journée vous avez des essais et puis le soir même, c’est le grand bal… tu l’as connu hein. On y va en réel, on va dans les bars dans Paris, dans le quartier on a la chance d’avoir des bars et on se lance et on hypnotise son premier inconnu la personne qu’on ne connaissait pas depuis … pas plus de deux minutes. On va essayer de discuter avec lui et puis le convaincre de faire l’hypnose. Donc le but de ce stage, c’est la pratique sur la première journée. On continue en deuxième journée avec une autre pratique. Cette fois, c’est l’hypnose avec une pancarte, l’hypnose gratuite ù on va en général proposer la même chose. C’est une façon différente de pratiquer l’hypnose dans d’autres conditions, dans des conditions par forcément toujours favorables mais c’est une façon de vous entraîner parce que quand vous allez avoir besoin de le faire sur un groupe d’amis en soirée et même en boîte de nuit car on voit que la musique ne gène pas, vous serez capable de le faire dans n’importe quelles conditions. On  pratique ça dans un train, dans un bar, même n’importe où. Le but c’est avant tout d’être un stage pratique et ouvert à tout le monde. Toute les populations peuvent venir et vous êtes sûr de pouvoir pratiquer dès le premier soir et de pouvoir hypnotiser un parfait inconnu.

Gabriel Ducrocq : un autre objectif du stage c’est de mettre à l’aise avec les phénomènes hypnotiques. Parce que quand on met quelqu’un dans l’état d’hypnose, on se demande toujours si ça va marcher, si on essaye d’avoir un phénomène est-ce que ça va marcher, est-ce que la personne ne va essayer de resister. Un phénomène hypnotique c’est un phénomène sous hypnose, une hallucination par exemple ou juste une lévitation du bras. Le bras gui se lève avec une sensation d’automatisme ou alors une amnésie, par exemple une amnésie d’un chiffre, une amnésie d’un prénom. Ça c’est un phénomène hypnotique. Donc l’intérêt du stage c’est vraiment de mettre à l’aise avec les phénomènes hypnotiques. De ne pas avoir peur d’en faire. C’est qu’il y a beaucoup de gens qui ont peur que ça ne marche pas et qui se disent “ça n’a pas marcher, de quoi vais-je avoir l’air ?”. Évidemment ça marche pas toujours et on apprend à le gérer et à vivre avec.

Mathieu Vénisse :Quand tu dis on oublie un prénom, on oublie un chiffre ce n’est pas permanent hein, ça dure une dizaine de minutes le temps de l’exercice et encore c’est généralement trente secondes à une minute, le temps de faire l’exercice et puis si on va dans des niveaux d’hypnose un peu plus profond des fois on peut avoir plein de phénomènes hypnotiques qui s’enchaînent et l’exercice dure un peu plus longtemps mais c’est toujours avec l’accord de la personne qui se fait hypnotiser.

Moi j’ai une remarque qu’en tant que stagiaire : c’est plus facile d’hypnotiser un inconnu dans la rue que d’hypnotiser un ami de longue date. Pourquoi ? Parce que l’inconnu dans la rue va vous percevoir comme un hypnotiseur. Alors que votre ami, il y a une semaine vous n’étiez pas hypnotiseur et il n’y croit pas en fait. Et là on rejoint un tout petit peu ce qu’on expliquat avec les croyances. Si une personne ne croit pas en vos capacités à hypnotiser et bien ça va être d’autant plus difficile d’hypnotiser cette personne. Alors que si vous allez vers quelqu’un dans la rue que vous ne connaissez pas en disant “ça fait dix ans que je fais l’hypnose”. C’est le “Fake it until you do it” bien connu des américains. “Fait semblant jusqu’à ce qu’il sache le faire”. On va voir les gens dans la rue et on leur dit : “Ça fait des années que je fais ça” et ça passe tout seul. On arrive à coller une main à la table on a faire des amnésies de prénoms Le soir même dans un bar, il y avait un des stagiaires qui avaient une hallucination positive et qui avait fait apparaître la star préférée d’une personne du bar en face d’elle. Ça c’est bluffant lorsqu’on voit ça et la personne avait sauté dans les bras de la personne et il y a une photo de moi sur votre site qui est assez sympa.

Ok, merci beaucoup d’avoir répondu à cette interview. Toutes les personnes qui sont intéressées par l’hypnose et qui souhaiteraient faire un stage avec l’A.F.H., donc l’Association française de d’Hypnose avec Gabriel, Jean Pierre et Brieuc, une autre personne qui n’habite pas à Paris et qui n’est pas là. Une personne qui s’appelle Brieuc du Garay qui est assez connu d’ailleurs dans le monde de l’hypnose. Voilà c’est un des pionniers de l’hypnose impromptue en France. C’est vous qui donnez le stage, hein ce n’est pas d’autres personnes. C’est des personnes compétentes qui donnent le stage. Je l’ai fait et ça se passe très bien. Je vous le site juste en dessous cette vidéo pour les personnes que ça intéresse.

J’espère que vous avez appris plein de choses dans cette interview et si vous n’avez rien à ajouter de plus, je vous remercie. OK. Merci beaucoup j’espère que ça vous a plu et à bientôt pour une prochaine interview.

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À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du développement personnel avec plus de 200 000 visiteurs par mois, plus de 50 000 abonnés à la newsletter et plus de 2 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Convaincu qu'un seul choix peut tout changer, il accompagne ses clients à réaliser leurs rêves et à concrétiser leurs projets de vie quels qu'ils soient. Vous souhaitez aller plus loin ? Formations en ligne - Auto-hypnose

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Commentaires

  1. Marine  février 24, 2014

    Salut Mathieu,

    interview très intéressante pour moi qui avais des a priori plutôt négatifs sur l’hynose, cela m’a appris des choses très intéressantes et par la même occasion tordu le coup certaines idées reçues ;)

    répondre
    • Mathieu  février 25, 2014

      Bonjour Marine et bienvenue sur Penser et Agir,

      Merci beaucoup pour ton commentaire.
      L’interview est justement là pour faire découvrir ce domaine et pour tordre le coup à certaines idées reçues :)

      Ravi qu’elle te plaise.

      A bientôt sur Penser et Agir,
      Mathieu.

  2. Dorian  avril 7, 2014

    Bonjour Mathieu,

    Effectivement très intéressant ! Un gros parallèle avec les croyances qui sont au centre de chacunes de nos vies. Je pense vraiment que l’hypnose est un des outils les plus puissants qui existe pour travailler sur soi.

    Bien amicalement,
    Dorian

    répondre
    • Mathieu  novembre 20, 2018

      Bonjour,

      Merci pour ton commentaire
      Ravi que cet article te plaise

      A très vite sur Penser et Agir

      Mathieu

  3. Benjamin  janvier 9, 2017

    Tout ça c’est bien beau mais l’hypnose de rue est elle légale?

    répondre
    • Mathieu  novembre 14, 2018

      Bonjour,

      Merci pour ton commentaire
      Oui, l’hypnose de rue est tout à fait légale

      A très vite sur Penser et Agir

      Mathieu

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