Phobie des microbes : causes, effets et traitements

Tout le monde a peur des microbes et d’attraper une maladie. C’est une réaction tout à fait normale. Ainsi, nous prenons une douche au moins une fois par jour, nous ne mangeons jamais de la nourriture tombée par terre… Bref, nous faisons en sorte de ne pas vivre avec la saleté. Mais certaines personnes ont tellement peur de tomber malades que cela tourne à l’obsession. Elles vont tout faire pour ne pas être en contact avec des microbes et des bactéries : se laver les mains 100 fois par jour, éviter certains lieux, etc. Au point que cette phobie finisse par leur gâcher totalement la vie aussi bien personnelle que professionnelle. Ces personnes-là, on les appelle des mysophobiques, c’est-à-dire des personnes qui ont la phobie des microbes.

La phobie des microbes ou mysophobie est la peur maladive et irrationnelle d’être en contact avec la saleté et d’être contaminé par des microbes et des parasites (Wikipedia). Ce terme vient de deux mots grecs « mysos » qui signifie crime, souillure ou impureté » et « phobos » qui signifie peur. En principe, la mysophobie touche plus de femmes que d’hommes.  Véritable maladie psychologique qui peut devenir handicapante, la phobie des microbes se soigne

Les microbes : des micro-organismes utiles

Si tout le monde a peur des microbes, c’est en partie à cause des idées reçues sur ces micro-organismes. Bien sûr, ils sont à l’origine des infections, mais pas tous. En effet, certains microbes sont utiles à l’homme. C’est le cas entre autres :

  • Des champignons et levures qui entrent dans le processus de fermentation pour la fabrication des produits fermentés : yaourts, pain, fromages, bière, vin, etc.
  • De certains microbes qui composent la flore cutanée : ainsi, ils protègent la peau.

Par ailleurs, l’exposition à certains microbes et virus renforce notre défense immunitaire. D’ailleurs, les vaccins sont obtenus à partir d’une souche inoffensive de virus et de bactéries. 

Phobie des microbes : comment cela se manifeste-t-il ?

Le terme mysophobie a été introduit pour la première fois en 1878 par le psychiatre Kaitlyn Gallagher pour décrire un patient qui se lavait les mains de manière compulsive. Ainsi, la personne qui souffre de la phobie des bactéries a peur de la poussière, des taches, de la transpiration et de l’odeur corporelle qui en découle. Plus que tout, elle a peur des microbes. Pour elle, tous les microbes véhiculent des maladies. Ce qui n’est pas le cas, comme on vient de le dire plus haut. De ce fait, elle va adopter un rituel obsessivo-compulsif de propreté, comme :

  • Se laver les mains de manière excessive : il est normal de se laver les mains après être allé aux toilettes. Mais pas après avoir appuyé sur un interrupteur, touché la porte du métro ou serré la main de quelqu’un ;
  • Éviter de sortir pour ne pas être en contact avec la saleté : ainsi, ses relations avec les autres sont fortement mises en cause, puisqu’il aura même peur du contact physique. Peu à peu, il s’isole et finit par vivre en reclus ;
  • Etc.

La personne qui souffre de la phobie des microbes a conscience que sa peur est excessive et sans fondement. Mais une désorganisation sévère de sa pensée rationnelle appelée communément inhibition corticale) l’empêche d’avoir un raisonnement logique. Ainsi, quand elle pense qu’elle est en contact de la saleté, elle transpire énormément, son cœur palpite, elle est prise d’une peur panique et perd connaissance. Par ailleurs, le mysophobique peut également ressentir des douleurs à l’abdomen et souffrir de troubles du transit. Dans les pires des cas, il devient dépressif et a des idées suicidaires. 

Origine de la peur des microbes

La phobie des bactéries est un trouble obsessionnel compulsif (TOC). Aussi, comme toutes les phobies (phobie des araignées, phobie des chiens…), elle peut avoir plusieurs origines. Ainsi, les théories les plus probables sont :

  • La génétique : selon certaines théories, une personne qui a la phobie des microbes naîtrait avec un patrimoine phobique transmis de génération en génération. ;
  • Les troubles du cerveau ;
  • Les facteurs sociaux : traumatisme durant l’enfance (par exemple une contamination suite à une exposition à une tache), éducation, etc.
  • Les facteurs psychologiques : angoisse, stress… En effet, une personne psychologiquement vulnérable est plus à même de développer un trouble obsessionnel compulsif.

Comment traiter la phobie des bactéries ?

Qu’on se le dise, la souffrance du mysophobique est bien réelle. Heureusement, bien que handicapante, la phobie des microbes est une pathologie dont tout le monde peut guérir. À condition de s’y prendre assez tôt. Autrement dit avant que les rituels obessivo-convulsifs ne deviennent trop fréquents ou de plus en plus importants. Ce qui n’est pas toujours évident puisque le mysophobique a tendance à se cacher des autres face à ses compulsions. 

Toutefois, avant le traitement proprement dit, un diagnostic clinique est nécessaire pour déterminer la thérapie adaptée

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Affronter sa peur

La première étape pour guérir de la phobie des microbes est d’affronter sa peur. Par exemple, actionner l’interrupteur de l’ascenseur de son immeuble ou toucher un chien sans se laver tout de suite les mains. En répétant ces gestes tous les jours, votre cerveau ne déclenchera plus une alarme « danger de mort » puisqu’il se sera habitué. Cependant, quelquefois, l’on ne peut pas guérir tout seul de sa phobie des microbes. Dans ce cas, il faut demander une aide psychologique.

La thérapie cognitivo-comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale ou thérapie comportementale ne cherche pas à analyser l’origine de la phobie des microbes. Son principe consiste à exposer petit à petit le sujet à l’objet de sa peur. Et cela, grâce à des exercices thérapeutiques individualisés. Peu à peu, le sujet va dominer sa phobie, car il va apprendre à gérer ses émotions et ses pensées.

En principe, au bout d’une dizaine de séances, la phobie des microbes va disparaître. 

L’hypnothérapie ou hypnose

Effectivement, l’hypnothérapie permet d’entrer en contact avec l’inconscient du patient afin de lever les blocages liées à sa phobie. Ainsi, le patient va puiser en lui-même la force de guérir de sa peur. En général, il faut 2 à 3 séances d’hypnothérapie pour guérir de sa phobie des microbes si elle est d’origine traumatique. 

Vous avez souffert de la phobie des microbes et vous vous en êtes sortis ? racontez-nous votre expérience. 

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À propos de l'auteur:

Ingénieur de formation, Mathieu Vénisse décide, en février 2012, de changer de vie. Il crée Penser-et-Agir.fr, le site sur lequel il développe son approche innovante du développement personnel baptisée "Le développement personnel par l'Action". Aujourd'hui, Penser et Agir est reconnu comme étant le blog leader sur la thématique du développement personnel avec plus de 200 000 visiteurs par mois, plus de 50 000 abonnés à la newsletter et plus de 2 000 personnes qui ont déjà fait confiance à Mathieu et suivi ses formations en ligne. Convaincu qu'un seul choix peut tout changer, il accompagne ses clients à réaliser leurs rêves et à concrétiser leurs projets de vie quels qu'ils soient. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez les formations vidéo en ligne ainsi que les séances audio d'auto-hypnose amplifiée

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