Mieux comprendre l’hyperémotivité

Homme ou femme, jeune ou âgée, les émotions accompagnent chaque individu au quotidien. Tous les jours, elles mettent de la couleur dans votre vie et pimentent à leur façon votre train-train quotidien. D’ailleurs, sans elles, vous avouerez bien que vos journées ressembleraient plus à un film en noir et blanc. Pas un périple excitant, mais plutôt, un long fleuve tranquille, calme et passablement dangereux. Parce que oui, comme le dit si bien le proverbe « il n’y a pas pire eau que l’eau qui dort ». Mais voilà, être trop émotif ce n’est pas bon non plus. Et pour cause ! Lorsqu’aucune journée ne passe sans que l’on ne vive un cocktail d’émotions toujours extrêmes, cela peut devenir potentiellement handicapant. Or, souvent, même la plus minime des situations arrive à déclencher chez l’hyperémotif un flot d’émotions intenses. Dans cet article on vous dit tous ce qu’il y a à savoir sur l’hyperémotivité !

Hyperémotivité : De quoi s’agit-il ?

« Je suis constamment en train de vivre une montagne russe émotionnelle » Voilà ce que pourrais dire un hyperémotif. De fait, les personnes hyperémotives ont souvent cette impression d’avoir la sensibilité à fleur de peau. Ils ont également les émotions quasi toujours en dent de scie. En outre, les personnes qui souffrent de l’hyperémotivité rencontrent une très grande difficulté dans la gestion des émotions. Ainsi, les émotions les plus anodines vont être vécues de façon disproportionnée entraînant une réaction inadaptée et souvent excessive.

Si certains gardent le total contrôle de leurs émotions face à une situation donnée. En revanche, l’hyperémotif lui ressent avec beaucoup d’intensité chaque changement de situation. Il peut alors avoir des comportements impulsifs et totalement imprévisibles. Évidemment, l’hyperémotivité ne relève pas d’un trouble psychologique, tel que le pourrait définir la psychologie. Elle s’apparente plus à un trait de caractère. En effet, il faut comprendre que nous ne sommes pas tous égaux devant les émotions. Tout comme chacun à sa propre personnalité, chaque personne vive à leur façon les différents types d’émotions. Et cela, à différents niveaux d’intensité.

Toutefois, il faut prendre conscience que quand les émotions vous dépassent, tout peut devenir compliqué. Tout simplement parce qu’au lieu de faciliter l’action et la communication, votre hyperémotivité va les inhiber. Sans oublier qu’elle peut devenir un handicap au lieu de vous stimuler. En somme, hyperémotivité est un état parfois très difficile à vivre pour les personnes en souffre. Mais pas seulement ! Il peut également s’avérer problématique pour l’entourage proche — parents, famille, amis et conjoints — de vivre avec un hyperémotif.

Comment se manifeste l’hyperémotivité ?

L’hyperémotivité est un trouble complexe dont la manifestation varie d’une personne à une autre. Son degré d’intensité et son évolution peuvent également différer en fonction des individus et de leur âge :

Hyperémotivité chez l’enfant

Chez l’enfant, l’hyperémotivité n’est ni un diagnostic ni une pathologie. Il s’agit souvent d’une question de tempérament associé au TDA/H (trouble déficitaire de l’attention avec/ou sans hyperactivité). Un trouble neurologique très courant chez les enfants en bas âge. Ainsi, les principales manifestations de l’hyperémotivité sont liées à l’hyperactivité. Telle que :

  • Réactions intenses au changement ;
  • Faible tolérance à la frustration ;
  • Pleurs plus fréquents comparés aux autres enfants ;
  • Réactivité plus physique avec parfois un accès de violence ;
  • Hypersusceptibilité systématique entraînant le sentiment d’être incompris.

Par ailleurs, il est important de comprendre que les enfants hyperémotifs n’expriment pas toutes leurs émotions de la même manière. En effet, l’hyperémotivité peut se manifester chez l’enfant sous différentes formes :

1— L’hyperémotivité anxieuse :

Ici l’enfant hyperémotif présent certains symptômes des troubles d’anxiété du fait que son imagination est souvent tournée vers l’inquiétude. Généralement, l’hyperémotivité anxieuse se manifeste par des :

  • Bégaiements,
  • Rougissements,
  • ou encore des tremblements dès qu’il faut prendre la parole en public ou affronter une situation inhabituelle.

L’enfant hyperémotif anxieux aura également tendance à toujours penser à la pire des scénarios. Et cela aussi bien pour lui que pour son entourage.

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2— L’hyperémotif en retrait :

Dans ce profil, on peut constater un enfant qui se replie pour lui même. Mais aussi, un enfant qui a souvent peur de s’ouvrir au monde qui l’entoure. En effet, comme il est souvent submergé par les émotions, il préfère s’enfermer dans sa propre bulle. Pire encore : l’enfant évite autant que possible toutes les interactions sociales. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir les enfants hyperémotifs en retrait développer un trouble de l’anxiété sociale. En effet, la timidité maladive est souvent le corollaire de ce type d’enfant hyperémotif.

3— Hyperémotivité expressive

Contrairement aux deux premiers profils, l’hyperémotif expressif lui exprime ses émotions de manière très exacerbée. Joie, tristesse, peur, colère, amour, dégoût, frustration, étonnement… chaque émotion est vécue à une puissance de 10, 20 voire 30 que la normale.

4— Les hypersensibles réactifs

L’enfant hyperémotif réactif a un comportement souvent extrême. Il est toujours agité, impulsif et peu empathique. On peut aussi parler dans la plupart des cas d’enfant caractériel.

5— Hyperémotivité sensitive

Dans cette dernière catégorie, on constate souvent un enfant ultra-réceptif à la moindre critique. Très susceptible, l’enfant a tendance à tout interpréter mal et à faire des histoires pour peu de chose.

Hyperémotivité chez l’adulte

Chez l’adulte, l’hyperémotivité se manifeste sous les formes suivantes :

  • Hyperréactivité à des stimulus extérieurs qui ne font pas réagir la majorité des gens
  • Débordement émotionnel face à des situations génératrices d’émotion et même en ce qui concerne les émotions agréables.
  • Fragilité face à toutes difficultés ou tout dysfonctionnement imprévus suivis parfois d’attaques de panique
  • Difficulté dans la gestion des émotions
  • Impatience et manque de recul
  • Peur du changement et de l’imprévu
  • Ruminations
  • Difficulté face à l’inconnu
  • Tendance à l’exagération
  • Hypersensibilité aux reproches et critiques
  • Pleurs et montées émotionnelles fréquentes dans les situations même les plus banales.

À l’âge adulte, l’hyperémotivité peut ainsi occasionner de graves problèmes comportementaux et sociaux.

Qu’en est-il de l’hyperémotivité pathologique ?

Oui, l’hyperémotivité n’est pas une maladie ! Néanmoins, il faut comprendre que lorsqu’elle atteint des degrés extrêmes, elle peut se transformer en une véritable pathologie. Pour la simple raison qu’elle entrave votre capacité d’apprécier les choses les plus simples de la vie. Mais surtout parce qu’elle vous empêche d’avoir une relation normale avec les autres. D’ailleurs, cet état peut être responsable d’autres troubles pathologiques. Telle que : l’anxiété, la dépression, le stress, etc. Pire encore, dans sa forme aiguë, l’hyperémotivité pathologique peut même conduire à un trouble borderline ou le trouble de la personnalité limite.

Hyperémotivité : la gestion des émotions grâce à la méditation

Avant toute chose, vous devez comprendre que les émotions font que vous êtes humains. Elles font partie intégrante de votre système de guidage et de réponse à ce qui vous entoure. Ainsi, elles ne peuvent ni être supprimées, ni être dominées ou même évitées. En revanche, vous pouvez apprendre à canaliser vos émotions et reprendre le contrôle. Bien évidemment pour accéder à une certaine sérénité, vous devez absolument prendre du recul face à vos pensées. Pour cela, il n’y a rien de mieux que la méditation.

En effet, la pratique régulière de la méditation vous apprend à regarder les circonstances sous d’autres angles. Mais aussi de manière plus détachée. Cette démarche vous permettra ainsi de faire le tri dans vos émotions.

La meilleure technique : le mindfulness ou communément appelé la méditation de pleine conscience. Cette pratique consiste à se concentrer sur vos sensations, votre respiration et vos émotions sans émettre de jugement de valeur. Elle permet ainsi de gérer vos émotions différemment. Et ceci, sans avoir besoin d’élaborer une tactique particulière. Il vous suffit de vous connecter à votre être intérieur en étant bien ancré dans l’instant présent.

Et vous, avez-vous d’autres conseils pour mieux gérer l’hyperémotivité ?

Mieux comprendre l'hyperémotivité

Exprimer ses émotions est une bonne chose. Mais, lorsqu'elles vous submergent et vous gâchent la vie, là c’est un problème ! Hyperémotivité, parlons-en.

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